Londres 2012 : Le BMX passe à la vitesse supérieure

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Les adeptes de BMX reviennent en force pour les JO de 2012, après avoir été invités à Pékin en 2008. Avec ce nouveau cachet olympique, la discipline estampillée "street", l'une des plus anciennes des X Games où s'affrontent chaque année les "riders" de tous poils, est passée dans la cour des grands, et plus rien n'est laissé au hasard.

Aux Etats-Unis, la discipline est passée à l'âge adulte en réglant une bonne fois pour toutes sa crise d'adolescence. Pour cela, elle a tiré un trait sur ses racines underground, et l'entraînement des riders d'élite repose dorénavant sur des programmes d'exercices et des technologies de pointe, comme le souligne The New York Times.

Les mentalités ont changé

Lorsque le sport est arrivé aux JO, les riders suivaient toujours l'entraînement très basique du champion français Christophe Leveque, qui a dominé la discipline au cours des années 90 : faire du BMX six à huit heures par jour. Jamie Staff, médaillé d'or britannique qui entraîne l'équipe américaine de cyclisme sur piste, confie au quotidien new-yorkais qu'il ne s'agit pas de l'approche la plus judicieuse. Pour lui, l'approche est "en train de devenir très scientifique, c'est plus vraiment du BMX". Il poursuit : "Je sais qu'on essaie de préserver le côté cool et tendance du BMX. En même temps, ils sont en train de changer les mentalités. A l'heure actuelle, on s'y fait, sinon c'est pas la peine d'essayer".

Un entraînement high-tech

Les Américains ont montré l'exemple en remportant trois des six médailles de la discipline à Pékin, et d'autres pays, comme l'Australie et la France, ont investi par la suite davantage de ressources pour transformer leurs riders en athlètes de haut niveau. La Française Magalie Pottier, championne du monde en titre, a profité de cette évolution.

Pour rester au top, le programme d'entraînement américain "a connu une refonte totale", selon le New York Times. Les riders ont été soumis à un régime strict (pas de sucre, beaucoup de légumes, des compléments alimentaires). Les maillots ont également fait peau neuve : ils épousent davantage la morphologie du rider, et offent une meilleure résistance au vent. Les entraîneurs ont imposé à leurs poulains un programme intégrant une approche plus moderne. Le recours aux bains glacés et aux outils de mesure high-tech de type power meters sont de mise, ainsi que l'embauche d'un caméraman équipé du logiciel Dartfish pour analyser les mouvements des cyclistes (rotations, sauts, virages...). 

"A mon époque, ça nous aurait sans doute fait lever les yeux au ciel", explique l'ancien rider et actuel entraîneur olympique Mike King. "Mais à ce niveau, avec l'argent qu'on investit, une amélioration de 1% grâce aux nouvelles technologies peut faire la différence entre une médaille d'or et d'argent".

aufait/agence


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