Fifa: nouveau tracas pour Blatter avec le rebondissement Bin Hammam

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Le président de la Fifa Sepp Blatter quitte une conférence de presse, le 17 juillet 2012, à Zurich (Suisse).
Le président de la Fifa Sepp Blatter quitte une conférence de presse, le 17 juillet 2012, à Zurich (Suisse).
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Le Qatariote Mohamed Bin Hamman, ex-président de la Confédération asiatique du football (AFC), lors d'une conférence de presse le 15 mars 2011.
Le Qatariote Mohamed Bin Hamman, ex-président de la Confédération asiatique du football (AFC), lors d'une conférence de presse le 15 mars 2011.
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Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a levé jeudi, sans l'innocenter, la radiation du Qatariote Mohamed Bin Hammam infligée par la Fifa, ce qui constitue un nouveau tracas pour Joseph Blatter, patron du foot mondial déjà chahuté par d'autres polémiques et scandales.

Mohamed Bin Hammam, 63 ans, alors président de la Confédération asiatique de football (AFC), était "LE" grand rival de Blatter, 76 ans, pour la dernière élection à la présidence de la Fifa en juin 2011.

Mais, juste avant l'élection, il fut accusé d'avoir acheté des voix lors d'une réunion de la Confédération du football caribéen (CFU) début mai 2011 à Trinité-et-Tobago, avec des enveloppes contenant 40.000 dollars (29.000 euros à l'époque, 32.000 euros aujourd'hui).

Le Qatariote avait alors retiré sa candidature fin mai. Blatter, seul candidat, avait été réélu dans une ambiance délétère le 1er juin 2011, Fifa rimant alors avec scandale et corruption. Bin Hammam avait ensuite été radié à vie par la Fifa en juillet 2011.

"La vérité a été établie après cette longue procédure et ma conscience est tranquille, ce n'est pas une revanche pour moi (sur la Fifa)", a commenté Bin Hammam dans un entretien téléphonique exclusif avec l'AFP, ajoutant toutefois: "pour la suite, je verrai avec mes avocats, toutes les options sont ouvertes".

Jeudi, le TAS a constaté une absence de "preuve directe", mais a bien précisé qu'il n'avait pour autant pas conclu "à l'innocence de M. Bin Hammam".

"Non-lieu"

"Il s'agit d'une situation de non-lieu", expose le TAS qui souligne bien que "cette conclusion ne minimise pas sa conviction qu'il est plus probable (...) que M. Bin Hammam ait été la source de l'argent qui a été apporté à Trinité-et-Tobago et distribué à la réunion".

Le TAS spécifie enfin que la Fifa, "en passe de réformer sa commission d'éthique", pourrait "ouvrir à nouveau ce dossier", en cas "de nouvelles preuves".

Cette nouvelle tombe mal en tout cas pour Blatter, capitaine à la barre d'une Fifa qui traverse une nouvelle tempête avec les dernières révélations sur une ancienne affaire, dite affaire ISL, ex-société détentrice des droits exclusifs sur la Coupe du monde accusée de pots-de-vin versés à son prédécesseur, Joao Havelange.

En Allemagne, la classe politique et le milieu du football tirent à boulets rouge sur Blatter. "L'air devient de plus en plus rare pour M. Blatter. Je ne peux pas m'imaginer qu'il puisse rester en poste", a ainsi tonné le président du puissant Bayern Munich, Uli Hoeness.

Nouvelle affaire

La Fifa a officiellement exprimé son "inquiétude" après la décision du TAS. Seul soulagement pour Blatter, Bin Hammam ne va pas être réintégré de sitôt, frappé par une autre suspension, dans une autre affaire.

La présidence de l'AFC a été confiée par intérim au Chinois Zhang Jilong, le temps de l'examen de l'appel de Bin Hammam, alors que ce dernier depuis la sanction de la Fifa s'était concentré sur ses affaires, dans la construction.

Mais lundi l'AFC avait indiqué avoir suspendu pour 30 jours Bin Hammam, après un audit des finances de la Confédération asiatique. Cette suspension en Asie a été étendue au niveau mondial par la commission de discipline de la Fifa mercredi. Bin Hammam s'est refusé auprès de l'AFP à tout commentaire sur ce dernier volet tant que la procédure est en cours.

La nouvelle commission d'éthique de la Fifa, qui prendra ses fonctions le 25 juillet, examinera cette nouvelle affaire "et décidera alors, sur la base des rapports et preuves qui lui auront été présentés, s'il convient ou non de prendre des mesures à l'encontre de Mohamed Bin Hammam", a détaillé la Fifa.

AFP


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