Euro: demi-finale Allemagne-Italie, choc de titans

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Les joueurs de l'équipe de football d'Italie à l'entraînement le 27 juin 2012 à Varsovie
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Tableau de la phase finale de l'Euro 2012 de football
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L'entraîneur de l'équipe italienne de football  Cesare Prandelli le 27 juin 2012 à VArsovie, lors d'une conférence de presse
L'entraîneur de l'équipe italienne de football Cesare Prandelli le 27 juin 2012 à VArsovie, lors d'une conférence de presse
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L'attaquant allemand Miroslav Klose le 22 juin 2012 lors du quart de finale de l'euro contre la Grèce
L'attaquant allemand Miroslav Klose le 22 juin 2012 lors du quart de finale de l'euro contre la Grèce
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Le milieu de terrain italien Andrea Pirlo le 24 juin 2012 en quarts de finale de l'euro contre l'Angleterre à Kiev
Le milieu de terrain italien Andrea Pirlo le 24 juin 2012 en quarts de finale de l'euro contre l'Angleterre à Kiev
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La demi-finale de l'Euro-2012 entre une Allemagne toujours présente dans le dernier carré depuis six ans et une Italie en pleine Renaissance, jeudi à Varsovie (20h45 françaises), offre un somptueux duel de géants du football mondial, que les Allemands n'ont jamais remporté.

Le ton est donné. "Les Italiens peuvent venir", a lancé l'attaquant Miroslav Klose. "L'Allemagne a peur de nous", a répliqué le milieu italien Andrea Pirlo, qui se référait aux trois matches de légende perdus en Coupe du monde par la "Mannschaft" contre la "Nazionale", deux demi-finales, en 1970 (4-3 a.p.) et 2006 (2-0 a.p.), et la finale de 1982 (3-1).

Les quatre matches de poules entre l'Allemagne (ou la RFA) et l'Italie se sont tous soldés par un match nul, ce qui laisse les "Azzurri" invaincus en grands tournois contre cet adversaire.

Malgré l'histoire, la dynamique entre les deux plus gros palmarès d'Europe penche en faveur des Allemands, toujours dans le dernier carré du Mondial ou de l'Euro depuis 2006, alors que la nouvelle Italie, quart de finaliste de l'Euro-2008, reste sur un Mondial complètement raté (élimination au premier tour).

Le match aux sept Coupes du monde (quatre pour l'Italie) et aux quatre Euros (trois pour l'Allemagne) offre aussi un choc entre deux maîtres tacticiens, Joachim Löw et Cesare Prandelli, et deux équipes qui adorent porter le ballon.

Le jeu offensif allemand

C'est une habitude pour l'Allemagne de "Jogi" Löw, qui était déjà le stratège de Jürgen Klinsmann en 2006 avant de devenir sélectionneur après ce Mondial. Le jeu offensif de la Mannschaft est loué depuis six ans, et a obtenu quelques résultats saisissants, comme le 4-1 puis le 4-0 passés à l'Angleterre et à l'Argentine en Afrique du Sud.

L'Italie en revanche a tordu quelques clichés sur le "catenaccio" en proposant un jeu basé sur la possession de balle, prôné par Prandelli dès son arrivée en 2010, après le fiasco du Mondial.

En outre, "nous savons aussi tacler et donner quelques coups", a prévenu le sélectionneur.

Les Azzurri n'ont pas tout oublié de leur culture défensive, et n'ont rien perdu de leur science tactique. Ils ont digéré tous les changements dictés par les blessures ou le besoin de se rassurer, quand ils ont renforcé leur défense en début de tournoi sans perdre un certain contrôle sur le jeu, même face à la grande Espagne pendant une heure (1-1 au premier match).

"Nous devrons chercher à avoir la possession du ballon, dit Pirlo, même si justement c'est aussi une de leurs caractéristiques".

Incertitudes dans la défense italienne

Klose relève le défi. En quarts de finale, "les Italiens ont eu le contrôle de la balle et ont pressé les Anglais dans leur camp, note le buteur de la Lazio Rome. Cela n'arrivera sans doute pas avec nous. On aura une autre stratégie. On connaît leurs faiblesses".

Löw, plus mesuré, prévient que si son équipe, entièrement modifiée en attaque, "a très bien joué contre la Grèce, il faut bien reconnaître que la Grèce n'avait pas vraiment le niveau des autres nations" en quarts. "L'Italie est d'une toute autre pointure et je crois qu'il nous faudra jouer encore bien mieux pour gagner ce match", ajoute-t-il.

Il devrait titulariser Klose en attaque, plus mobile que Mario Gomez pour exploiter le peu d'espaces que laissera la défense italienne, dont la composition est rendue incertaine par les blessures de Giorgio Chiellini et Ignazio Abate, possibles forfaits, et la suspension de Christian Maggio.

Enfin le choc entre les seuls milieux de terrains capables de rivaliser avec celui de l'Espagne promet. Le quintet de l'Allemagne, au sain duquel Sami Khedira est en grande forme et Mezut Özil monte en puissance, s'oppose au quatuor italien dirigé par Pirlo et animé par Daniele De Rossi (lui aussi incertain) et Claudio Marchisio. Tout est réuni pour un nouveau match de légende.

Equipes probables de l'Allemagne et de l'Italie avant leur demi-finale de l'Euro-2012, jeudi à Varsovie (20h45 françaises):

Allemagne: Neuer - Boateng, Hummels, Badstuber, Lahm (cap) - Khedira, Schweinsteiger - Müller, Özil, Podolski - Klose

Entraîneur: Joachim Löw

Italie: Buffon (cap) - Abate (ou Bonucci), Barzagli, Bonucci (ou Chiellini), Balzaretti - Marchisio, Pirlo, Montolivo, De Rossi (ou Thiago Motta) - Cassano, Balotelli

Entraîneur: Cesare Prandelli

Arbitre: Stéphane Lannoy (France)

AFP


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