Finale de l'Europa League: Atletico Madrid-Athletic Bilbao, un cap à franchir

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Des supporteurs de Bilbao le 8 mai à Bucarest à la veille de la finale de l'Europa League entre l'Athletic Club Bilbao et l'Atletico Madrid
Des supporteurs de Bilbao le 8 mai à Bucarest à la veille de la finale de l'Europa League entre l'Athletic Club Bilbao et l'Atletico Madrid
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Un supporteur de l'Atletico Madrid le 8 mai 2012 devant le Parlement roumain à Bucarest à la veille de la finale de l'Europa League entre l'Athletic Bilbao et l'Atletico Madrid
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Les joueurs de l'Atletico Madrid lors d'un entraînement le 8 mai 2012 à Bucarest à la veille de la finale de l'Europa League contre l'Athletic Bilbao
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L'entraîneur de l'Athletic Bilbao Marcelo Bielsa le 2 mai 2012 à Bilbao, contre le Real Madrid
L'entraîneur de l'Athletic Bilbao Marcelo Bielsa le 2 mai 2012 à Bilbao, contre le Real Madrid
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L'entraîneur argentin de l'Atletico Madrid Diego Simeone (d) avec l'attaquant colombien Radamel Falcao le 8 mai 2012 à Bucarest, à la veille de la finale de l'Europa League contre l'Athletic Bilbao
L'entraîneur argentin de l'Atletico Madrid Diego Simeone (d) avec l'attaquant colombien Radamel Falcao le 8 mai 2012 à Bucarest, à la veille de la finale de l'Europa League contre l'Athletic Bilbao
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Ils ont une histoire en commun et comptent tous deux franchir un cap en s'adjugeant l'Europa League en finale mercredi à Bucarest (20h45, 18h45 GMT): l'Atletico Madrid et l'Athletic Bilbao lorgnent un trophée pour continuer à croître dans l'ombre de Barcelone et du Real Madrid.

L'Europe du foot s'attendait à une finale 100% espagnole en Ligue des champions. Las: Barça et Real sont tombés en demi-finales, et c'est en Europa League que l'Espagne a placé deux de ses représentants.

L'Atletico fait légèrement figure de favori, vu son classement en Liga (5e) et son passé continental, avec cinq finales dont deux victoires (C2 1962 et C3 2010). L'Athletic, 10e en championnat, n'a disputé qu'une finale de C3, perdue face à la Juventus en 1977.

Le club basque a cependant franchi des obstacles plus relevés, en éliminant Manchester United (victoires 3-2 à Old Trafford et 2-1 à San Mames), Schalke 04 et le Sporting Lisbonne, quand la formation de la capitale sortait la Lazio et Valence.

Et voici face à face deux équipes historiquement très proches: ce sont des étudiants basques qui ont créé au début du XXe siècle l'Atletico Madrid, conçu comme un club filiale de celui de Bilbao. D'où les mêmes couleurs rouge et blanc, provenant du jeu de maillots de l'équipe anglaise de Southampton ramené par un représentant du club biscayen faute d'avoir trouvé les habituelles tuniques noires et blanches de Newcastle.

Difficile dès lors de distinguer les groupes de supporters aux rayures rouge et blanc déambulant dans la touffeur de Bucarest aux cris de "Athletic !" ou "Atleti !" (le petit nom du club des "Colchoneros", matelassiers).

Les routes ont divergé en 1923, lorsque la formation madrilène a pris son "indépendance". Bilbao de son côté est resté fidèle à sa philosophie de se reposer sur des joueurs locaux uniquement, ou formés au Pays basque, voire d'origine basque.

Llorente contre Falcao

Cette saison, les deux équipes comptent une victoire chacune dans les confrontations en Liga (3-0 pour Bilbao en octobre, 2-1 pour Madrid en mars), avec à chaque fois un doublé de leurs stars, les buteurs Llorente et Falcao.

L'international espagnol doit marquer les esprits pour renforcer sa candidature au poste d'avant-centre titulaire à l'Euro-2012, tandis que le Colombien souhaite pleinement justifier son transfert onéreux (40 millions d'euros) et boucler sa première saison madrilène en remportant une seconde C3 consécutive, après celle décrochée avec Porto, lorsqu'il avait établi le record de buts en une saison de C3 (17).

Le "Tigre" Falcao sera épaulé par Adrian (8 buts), grand espoir du foot espagnol, avec Arda Turan et Diego à l'animation (meilleur passeur du tournoi avec 6 passes décisives), devant le rugueux Gabi. Bémol: le polyvalent Tiago est suspendu.

En face, le "Roi Lion" Llorente peut compter sur l'infatigable Susaeta au milieu et le vif ailier Muniain, autre grand espoir, un temps incertain mais qui devrait être apte, comme le défenseur vénézuélien (d'origine basque) Amoriebeta, selon leur entraîneur Marcelo Bielsa.

Sur les bancs justement, on se connaît bien: Bielsa (56 ans) a eu son homologue Diego Simeone (42 ans) sous ses ordres lorsqu'il était le sélectionneur d'Argentine au tournant du siècle. Les deux ont glané des titres dans leur pays et disputent pour la première fois une coupe d'Europe en tant qu'entraîneur (chacun n'ayant eu auparavant qu'une brève expérience sur le Vieux continent, à Catane pour Simeone, à l'Espanyol Barcelone pour Bielsa).

Bielsa, surnommé "el Loco" (le fou) pour son perfectionisme, doit veiller à ce que ses Lions ne jouent pas une finale avant l'autre, puisqu'il leur reste la Coupe du Roi dans le viseur, le 25 mai face au Barça. "C'est bien de disputer deux finales, les gagner, c'est encore mieux", a-t-il prévenu.

AFP


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