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Argentine: Maradona règle ses comptes après son éviction

Diego Maradona lors d'une conférence de presse à Ezeiza, le 28 juillet 2010 en Argentine
Diego Maradona lors d'une conférence de presse à Ezeiza, le 28 juillet 2010 en Argentine
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Diego Maradona a réglé ses comptes avec le président de la Fédération argentine de football (AFA) Julio Grondona et son manageur Carlos Bilardo mercredi, au lendemain de son éviction à la tête de la sélection argentine, les accusant de lui avoir "menti" et de l'avoir "trahi".

"Grondona m'a menti. Bilardo m'a trahi", a affirmé Maradona dans ses premières déclarations publiques depuis l'annonce de sa mise à l'écart mardi.

Le capitaine de l'équipe championne du monde en 1986 s'est contenté de lire un long communiqué, refusant de répondre aux questions des nombreux journalistes venus écouter sa version des faits.

"Grondona, dans le vestiaire après l'élimination en Afrique du Sud (en quart du finale du Mondial-2010 contre l'Allemagne), m'a dit devant des témoins et des joueurs qu'il était très content du travail effectué et qu'il souhaitait que je continue", a-t-il indiqué.

"Au retour en Argentine, les choses ont commencé à tourner bizarrement et lundi j'ai eu une réunion avec Grondona. Au bout de cinq minutes, il m'a dit qu'il souhaitait que je continue mais que sept personnes de mon encadrement technique ne devaient pas continuer. Quand il me dit, ça, il veut dire qu'il ne souhaite pas que je continue. Il sait que c'est impossible que je continue sans mes collaborateurs," a-t-il poursuivi.

Maradona s'en est ensuite pris à Bilardo, avec qui il a entretenu des relations houleuses depuis sa prise de fonctions en octobre 2008.

"Quand nous étions en deuil, Bilardo travaillait dans l'ombre pour me virer", a-t-il tonné.

Bilardo, qui avait dirigé l'équipe de Maradona championne du monde en 1986, avait juré l'an dernier qu'il s'en irait en même temps que le sélectionneur, mais il honorera finalement son contrat jusqu'en 2011.

"El Diez" en veut aussi à la Fédération d'avoir fait appel à lui quand la situation était préoccupante en qualifications, avec "un groupe totalement divisé" rongé par "les problèmes internes", et de le limoger au moment où il pouvait commencer à bâtir.

"Ils m'ont appelé pour éteindre l'incendie. Nous l'avons éteint et alors que nous pouvions travailler avec plus de temps et de tranquillité, il s'est passé ce qui s'est passé ces dernières heures," a-t-il regretté.

Il a également souligné que son cycle à la tête de la sélection était "le plus court de ces 35 dernières années".

En revanche, il n'a pas évoqué son avenir, à trois mois de ses 50 ans.

Il a simplement mis en garde son successeur, qui n'est pas encore connu, le sélectionneur des moins de 20 ans, Sergio Batista, étant chargé de l'interim pour le prochain match amical contre l'Irlande, le 11 août à Dublin.

"Qu'il sache que la trahison est au coin de la rue! Il y a des personnages qui ne souhaitent pas le bien du football argentin et veillent seulement à leurs intérêts personnels", a conclu Maradona.

Le favori de la presse argentine est l'entraîneur d'Estudiantes Alejandro Sabella.

L'Argentine, qui accueillera la prochaine édition de la Copa America en juillet 2011, n'a plus gagné de titre depuis la Copa-America 1993.

AFP

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