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Prison avec sursis pour Graille et Perpère au procès du PSG
L'ex-président du PSG Laurent Perpère (G) s'entretient avec son avocat, le 15 mars 2010 au tribunal correctionnel de Paris.
Les anciens présidents du PSG Laurent Perpère et Francis Graille ont été condamnés mercredi à de la prison avec sursis pour avoir établi, avec Nike et des agents de joueurs, un système de compléments de salaires permettant d'échapper à l'impôt et aux charges sociales.
Les deux dirigeants étaient jugés pour "faux et usage de faux" et "travail dissimulé", en compagnie d'une dizaine d'agents de joueurs, de Nike France et du PSG en tant que personne morale mais sans le moindre joueur. Ils ont été reconnus coupables d'avoir monté un système de compléments de salaires aux joueurs en leur faisant signer des faux contrats avec l'équipementier
Laurent Perpère, qui a dirigé le club de football de la capitale entre 1998 et 2003, a été condamné par la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris à une peine de 12 mois d'emprisonnement avec sursis et une amende de 40.000 euros.
Le parquet avait requis à son encontre une peine de 18 mois de prison avec sursis et 40.000 euros d'amende mais le tribunal a relaxé partiellement M. Perpère sur le cas du joueur argentin Gabriel Heinze, soupçonné d'avoir été rémunéré grâce à une convention fictive passée en 2003.
Le tribunal a accepté que cette condamnation ne figure pas au casier judiciaire de M. Perpère, présent au délibéré mercredi et qui n'a pas souhaité faire de commentaire.
Le successeur de M. Perpère, Francis Graille, président du PSG jusqu'en 2005, qui a nié lors de l'audience avoir eu connaissance d'un système d'un système frauduleux, a été condamné à 8 mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende. Là aussi la peine est en deçà des réquisitions du parquet qui s'était prononcé pour une peine d'un an avec sursis.
Ils disposent de dix jours pour faire appel.
L'ancien directeur financier du PSG, Pierre Frelot, qui avait expliqué lors des débats que "le système s'est vraiment mis en place lors de la période charnière qui a suivi l'arrivée de Laurent Perpère", a écopé d'une peine de 9 mois de prison et 15.000 euros d'amende.
Nike France, au sujet duquel le tribunal a noté que "les usages de fausses factures ont été commis par ses organes (...) dans le cadre d'une politique commerciale développée de concert avec le PSG", s'est vu infliger une amende de 150.000 euros. La société a toutefois bénéficié d'une relaxe partielle pour les faits de faux et usage de faux.
Le club lui-même est condamné en tant que personne morale pour "travail dissimulé" pour avoir eu la "volonté d'alléger les charges sociales en dissimulant les salaires, avec la complicité de Nike France". Le club devra acquitter une amende de 200.000 euros.
Parmi les nombreux agents poursuivis, les peines les plus lourdes (six mois de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende) ont été prononcées contre Ranko Stojic, Milan Calasan, Roger Henrotay, Jose Maria Minguella et Roberto Rodriguez. Richard Bettoni devra payer une amende de 10.000 euros.
Les condamnés devront verser un euro symbolique à la Fédération française de football (FFF), partie civile dans cette affaire.


