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Le ministre de la santé recommande le retrait des prothèses PIP
Une Venezuelienne de 26 ans qui s'est fait poser des implants mammaires montre des boîtes de prothèses PIP, le 23 décemvre à Caracas
Le ministre de la santé, Hossein El Ouardi, a recommandé vendredi "par mesure de précaution" le retrait des prothèses PIP commercialisées au Maroc.
"Après vérification, il s'est avéré que les implants PIP ont bel et bien été commercialisés au Maroc par une société qui a obtenu l'autorisation et l'enregistrement de ces prothèses par le ministère de la santé en avril 2005", a affirmé le ministre sur une radio locale.
Cette société a fermé ses portes en 2010 suite à une liquidation judiciaire, a ajouté M. El Ouardi, qui a tenu à préciser "qu'à ce jour (...) il n'y a pas de risque de cancer ni autre (...) sinon un risque d'inflammation ou d'irritation en cas de rupture de la prothèse".
Toutefois, a-t-il dit, "nous ne pouvons en aucun cas nous projeter dans cinq ou dix ans, et par précaution recommandons de retirer ces implants".
Dans un premier temps, le ministère de la santé avait démenti fin décembre la présence de prothèses PIP au Maroc, notamment afin "de ne pas dramatiser et surtout conseiller aux femmes de consulter leur médecin". Mais "une erreur a été commise", a reconnu vendredi le ministre, cité par l'agence MAP.
Il a expliqué à cet égard que "le nombre réduit de patientes (une cinquantaine au maximum) ayant bénéficié de ces prothèses favorise une prise en charge rapide, contrairement à la configuration de centaines ou milliers de patientes comme c'est le cas en France ou ailleurs", selon l'agence MAP.
Le ministre a déploré l'absence de loi concernant les dispositifs médicaux, s'est engagé à oeuvrer pour le renforcement du système d'octroi des autorisations, pour que "ce type d'accident ne se reproduise plus" et a mis un numéro vert à la disposition des patientes.
Le Maroc est devenu ces dernières années, avec la Tunisie, une destination recherchée pour la chirurgie plastique.


