Compétitivité :Flexibilité du travail et éducation: des solutions d'urgence!

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Dans les commentaires sur la situation de notre économie, de la crise nationale ou internationale, les discours reviennent souvent sur nos préoccupations concernant la compétitivité de notre pays.

Dans le monde d’aujourd’hui, il y a de la place pour toutes les nations quelque soit leur niveau de développement, à condition qu'elles soient bien positionnées parmi leur groupe de niveau de développement comparable. Le Global Competitiveness index est élaboré par l’organisation suisse du World Forum Economic, célèbre par son congrès économique annuel de Davos . 12 critères classés en trois groupes sont utilisés pour noter chaque pays parmi 144 retenus.

Le premier groupe de critères concerne les facteurs de base (institutions, infrastructures, santé, éducation …), le deuxième concerne les facteurs d’amplification de la productivité ( enseignement supérieur et formation, marché du travail, état du marché financier, taille du marché …), et le troisième  se rapporte aux facteurs d’innovation et de sophistication du monde des affaires. Les pays sont classés en 5 niveaux de développement suivant leur produit intérieur brut .

Le Maroc se situe dans le groupe médian où le poids des infrastructures de base est encore élevé (40%), celui des facteurs d’amélioration de la productivité  devient prépondérant avec 50%, et celui de l’innovation et de la sophistication des affaires restant encore modeste à 10%. Le rapport de cette organisation pointe du doigt ainsi les secteurs qui doivent retenir l’attention de nos gouvernants pour améliorer la compétitivité du Maroc. Comme on aurait pu s’en douter, le Maroc a encore beaucoup à faire pour développer  ses institutions, son environnement macroéconomique, ses infrastructures, son éducation et son marché de l’emploi.

Face à la crise mondiale, des pays comme l’Espagne, le Portugal  ou la Grèce et bientôt la France, n’hésitent pas à revoir leur code du travail, leur système éducatif, alléger leur dette publique en vendant des biens de l’Etat; et revoir le fonctionnement de leurs institutions.

Au Maroc, plus que jamais, la notion de flexibilité du travail et notre système d'éducation seront à l’ordre du jour dans le panel des mesures à prendre. Cette fois-ci pour des décisions radicales, sinon on continuera à tourner en rond. Le développement de notre industrie est étroitement lié à une meilleure gestion de la relation professionnelle et une meilleure perception des riches et des entreprises qui sont à la source de la majorité des investissements. De même, sans amélioration de l'éducation, on ne pourra pas répondre aux besoins de ressources humaines de qualité exigés par nos entreprises et la société civile en général.

Abdelhaq Sedrati


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