Point de vue :Le Réveil douloureux de Nabil Benabdallah

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Nabil BenAbdallah a décidé d’empoisonner ses vacances. Au lieu de rester sur son beau nuage rose  du programme  économique rédigé par son parti  pour les élections de novembre 2011 et détaillant les lendemains merveilleux qui attendent notre pays, voilà qu’il change de ton et voit tout noir.

Pour une fois nous comprenons son langage et nous partageons ses inquiétudes. Au journal aufait nous n’avons pas cesser un seul instant d'attirer l'attention sur la dégradation dangereuse des échanges  et des avoirs extérieurs. Nous n’avons pas cessé de montrer que le déficit budgétaire atteint des niveaux astronomiques.  A plusieurs reprises nous avons informé nos lecteurs que le véritable endettement du Maroc  ne correspond pas aux chiffres qu’annonce le gouvernement pour se rassurer. La dette public du pays dépasse de très loin les 50% reconnus officiellement si tous les engagements de l’état sont pris en considération comme cela est demandé par les organismes financiers internationaux.

Lors d’un débat organisé par le Parti du progrés et du socialisme, Nabil BenAbdallah a présenté un tableau noir de la situation financière du Maroc.  Ce qui n’est que la triste réalité et casse le satisfecit que les membres du gouvernement ne cessent  d’afficher depuis le début de l’année. Un déficit commercial qui atteint  99 milliards de dirhams en seulement 6 mois, soit plus de 11% du PIB, des avoirs en devises de 136 milliards qui ne représentent plus que 3 mois et un petit chouïa d’importations, une caisse de compensation qui continue de creuser le budget de l’état, des dépenses publiques incontrôlables sous les pressions syndicales  dans tous les secteurs… Il faut  reconnaitre à Nabil Benabdallah un certain courage pour abandonner la langue de bois et parler enfin de la nécessite de mesures  d’austérité inévitables.  Il suffit de voir ce qui se passe en Espagne, Grèce, France, Italie, Portugal pour ne citer que les plus proches pays. Les impôts devront être revus à la hausse, la TVA aussi, la restriction des importations de biens de consommation, la dévaluation de la monnaie, le blocage des salaires, les plans de licenciements, l’arrêt des embauches. Tout cela pointe à un horizon plus ou moins proche, et peut êtrei plus proche qu'on ne le pense.

Ahmed Zeriouh


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