Edito: La Baraka
Il nous en faudra beaucoup

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Une fin de semaine riche en rappels de constats et d’analyses qui ont été largement développées tout au long de l’année 2011.

Le Forum de Paris tenu à Casablanca, sans bouleverser la vision que nous avons du monde aujourd’hui, a eu le mérite de synthétiser tout cela dans des interventions claires, pertinentes de plusieurs orateurs particulièrement appréciés de ce côté de la Méditerranée.

Nizar Baraka a pour sa part repris les différents indicateurs de notre économie au cas où on aurait des trous de mémoire.

Résumons tout cela. L’Union pour la Méditerranée est une perte de temps tant que le problème palestinien n’est pas résolu. L’ouverture des frontières avec l’Algérie n’est pas la solution à nos problèmes économiques. Une implication du Maroc vers le sud, en Afrique, est certainement l’orientation stratégique la plus juste. La Tunisie n’est pas sortie de l’auberge. La gestion de la démocratie n’en est qu'à ses débuts dans ce pays. Le Maroc avec son histoire de luttes politiques et syndicales, ses institutions, ses réconciliations, était le seul à avoir les moyens pour désamorcer la montée de l’indignation populaire.

Notre argentier, pour sa part, nous a rappelé que la croissance 2012 ne dépassera pas 4,2% et que le déficit budgétaire de 2011 sera au-dessus des 4%. On peut prendre des paris pour 6%, mais notre administration des finances a des ressources dans sa comptabilité qui lui permettent de jouer un peu sur les écritures.

Dans les diverses interventions du premier ministre et de divers membres du gouvernement, nous avons noté une volonté d’ouvrir le chantier du social et de la gouvernance rapidement. Déjà on parle d’activer la couverture médicale généralisée, le Ramed. Dans une conjoncture économique difficile chez nos principaux clients, il faudra beaucoup de baraka au Maroc et à ce gouvernement pour atteindre les objectifs fixés en fin de mandat: une croissance de 5,5% et un déficit budgétaire de 3% seulement.

Abdelhaq Sedrati

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