Edito :Le PJD à l'épreuve de la réalité du terrain

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Emeutes de diplômés chômeurs à Taza le Mercredi 5 Janvier 2012
Emeutes de diplômés chômeurs à Taza le Mercredi 5 Janvier 2012
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Le temps s’est brusquement accéléré pour le PJD. Mercredi c’est toute la problématique de l’équilibre des libertés du travail et des libertés syndicales qui interpellait le gouvernement, aujourd’hui ce sont les diplômés chômeurs de Taza qui viennent rappeler à Benkirane que ses amis d’aujourd’hui ont ouvert une boite qu’il aura beaucoup de mal à fermer.

C’est d’abord le gouvernement Youssoufi qui avait signé un accord avec l’association des lauréats de doctorats et des masters qui réclamaient des postes dans la fonction publique. Ils leur ont tout simplement garanti que chaque année 10% des nouveaux emplois dans la fonction publique leur seraient réservés. Les ministres et premiers ministres qui ont signé ces engagements s’en lavent les mains aujourd’hui. Ils n’avaient pas vu qu’ils créaient un précédent préjudiciable à l’avenir de l’enseignement supérieur et de la formation en faisant croire à chaque étudiant qu'un diplôme donne des droits garantis pas l'état.  Benkirane aujourd’hui doit faire face à une demande qui ne se limite plus qu’aux très hauts diplômes (doctorats et masters). Dorénavant c’est tous les diplômés qui réclament un poste dans la fonction publique.

Le gouvernement Abbas El Fassi a lui aussi gérer cette situation en continuant de reconnaître aux diplômés chômeurs un droit sur la fonction publique. Pourtant si tous les citoyens sont égaux devant la loi et ont les mêmes droits on ne voit pas pourquoi un Marocain qui n’a pas eu la chance d’étudier autant pour manque de moyens n’aurait pas lui aussi une garantie d’emploi dans la fonction publique. Le texte signé par le gouvernement Youssoufi est tout simplement injuste.

Benkirane qui a déjà déclaré qu’il était anormal de donner une garantie pareille à tout diplômé va connaître enfin la réalité du terrain quand il aura plusieurs émeutes comme celles de Taza ou des sit-in à répétition devant le parlement.

Abdelhaq Sedrati


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