Les rabat-joie de l'Atlas
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Les Lions de l'Atlas sont-ils devenus les rabat-joie de l'Atlas? Depuis l'épopée de 2004 en Tunisie, hormis ce jour mémorable du 4 juin dernier lorsqu'ils nous ont rendu si fiers en corrigeant l'Algérie à Marrakech (victoire 4-0), les coéquipiers de Chamakh nous ont souvent déçus...
Revenons quatre ans en arrière. En 2008, quelques mois avant le coup d'envoi de la CAN organisée au Ghana, nous nous étions tous mis à rêver d'un deuxième titre après celui remporté en 1976 en terre éthiopienne.
Avouons qu'il y avait franchement de quoi rendre euphorique dans cette équipe que nombre d'observateurs avait alors cataloguée comme la favorite du tournoi, au regard notamment de ce qu'elle avait montré lors des matchs de préparation: de la hargne et de l'envie. Le tout porté par un jeu chatoyant et léché. A la barcelonaise.
Avant de se rendre à Accra à l'occasion de cette CAN, le Maroc avait tenu en échec la France chez elle (2-2), et battu le Sénégal et la Zambie, respectivement par 3 buts à 0 et 2-0.
Pour son entrée en scène, la bande à Chamakh avait frappé fort: 5-1 face à la Namibie, nous confortant ainsi davantage dans notre optimisme. Mais, contre toute attente, le Maroc était resté sur le quai du premier tour. Quelle désillusion!
Nous avions alors étouffé nos sanglots, essuyé nos larmes et remis nos rêves à plus tard. Arrive la CAN 2012 (le Maroc était absent de l'édition 2010 en Angola) avec, dans son sillage, nos rêves reportés il y a quatre ans. Des rêves qui risquent cependant de connaître à nouveau le même sort, la désillusion. Car en perdant son premier match face à la Tunisie, le Maroc s'est mis en grande difficulté.
Il est désormais dans l'obligation de remporter les deux derniers matchs de poule, d'abord face au Gabon - pays hôte -, ensuite face au Niger. Un pari difficile que les hommes de Gerets doivent gagner, sinon autant les appeler les “rabat-joie de l'Atlas” plutôt que les “Lions de l'Atlas”!



