Journée mondiale du don d'organes
Reins solides
Dernière mise à jour :
Jusqu’à présent, seule la greffe du rein est pratiquée au Maroc. Pour les malades qui ont besoin d’une transplantation d’un autre organe, comme le foie ou le cœur, ils peuvent toujours attendre.
Non pas que nous n'en maitrisons pas les techniques, mais à l’évidence il est plus difficile de changer les mentalités que d'acquérir une science.
En attendant, il y a actuellement un million de Marocaines et de Marocains qui souffrent de maladies rénales chroniques, selon la Société Marocaine de Néphrologie.
Pour ces patients, seules deux solutions sont possibles: l’hémodialyse ou la transplantation rénale.
La première suppose que ces malades aient les reins suffisamment solides pour pouvoir faire face aux frais qu’engendrent des séances déjà pénibles.
Et pour que la deuxième option soit enfin admise, il faudra casser les reins à une mentalité qui ne conçoit pas encore la greffe d’organes provenant d'un donneur décédé, comme une solution thérapeutique. Là, il va falloir suer sang et eau pour faire changer les esprits.
En 2010, le CHU Hassan II de Fès organisait une rencontre intitulée “La greffe d’organes au Maroc entre Islam et éthique”. À en croire des compte-rendus de presse, certains oulémas sont allés jusqu’à interdire la greffe d'organes. Ces théologiens ont même laissé entendre que le débat risque de ne jamais connaître d’épilogue… C’est-à-dire qu'il restera plongé dans un coma artificiel.



