L'UE et la Tunisie décident de reprendre les négociations en vue d'un "partenariat privilégié"
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L'Union européenne et la Tunisie ont décidé jeudi de reprendre les négociations en vue de la finalisation d'un "partenariat privilégié" qui couvrira, à travers un nouveau plan d'action, tous les domaines d'intérêt mutuel.
Dans une "déclaration conjointe" adoptée à l'occasion de la visite du premier ministre tunisien Hamadi Jebali à Bruxelles, les deux parties ont exprimé leur volonté d'entamer une nouvelle étape des relations bilatérales qui permette d'envisager un soutien plus fort de l'Union européenne à la Tunisie et une intégration progressive dans le marché unique européen.
L'UE et la Tunisie se sont également engagées à ouvrir des négociations en vue d'un accord de libre-échange complet et approfondi et de poursuivre le dialogue sur les migrations, la mobilité et la sécurité, lancé en octobre 2011, en vue, entre autres, de la conclusion d'un "Partenariat pour la mobilité".
Les deux parties ont également convenu de la tenue à Bruxelles d'une rencontre entre experts tunisiens et européens, dans les meilleurs délais possibles, afin de discuter du "retour des actifs frauduleusement acquis et actuellement gelés dans un certain nombre de pays européens et tiers".
Il a également décidé de la mise en place immédiate d'un Conseil mixte d'entrepreneurs européens et tunisiens en vue de renforcer un climat de confiance avec les investisseurs privés.
L'UE a confirmé sa décision d'augmenter d'une façon significative son appui à la Tunisie, avec un engagement de 400 millions d'euros sur la période 2011-2013.
Ces fonds seront consacrés en priorité à l'accompagnement des reformes nécessaires a l'établissement d'un Etat démocratique (appui à l'organisation des élections, réforme du secteur de la sécurité, de la justice et des médias notamment) et à la poursuite de la relance économique, selon le texte de la déclaration.
Le premier ministre tunisien a eu jeudi des entretiens avec le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso et le président du Parlement européen, Martin Schulz.



