RDC: l'armée traquera les mutins encore en fuite à la fin de l'ultimatum

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Des soldats des forces armées congolais (FARDC), le 5 mai 2012 près du quartier général de Mubambiro, dans les territoires de Masisi dans le Nord-Kivu
Des soldats des forces armées congolais (FARDC), le 5 mai 2012 près du quartier général de Mubambiro, dans les territoires de Masisi dans le Nord-Kivu
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Une femme tient son enfant dans ses bras à Mushaki, localité du territoire de Masisi en RDC, dont l'armée a repris le contrôle, le 5 mai 2012
Une femme tient son enfant dans ses bras à Mushaki, localité du territoire de Masisi en RDC, dont l'armée a repris le contrôle, le 5 mai 2012
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L'armée de la RDC reprendra ses opérations dans la province instable du Nord-Kivu (est) contre les mutins ex-rebelles qui n'auront pas rejoint ses rangs d'ici la fin de l'ultimatum de cinq jours lancé samedi, a-t-on appris de source militaire.

"Nous sommes des militaires: le délai passé, si les mutins ne se rendent pas, nous allons poursuivre les opérations contre eux", a déclaré lundi à l'AFP le colonel Sylvain Ekenge, porte-parole militaire pour les provinces instables des Nord et Sud Kivu (est).

Dans la nuit de vendredi, les Forces armées (FARDC) ont suspendu leurs attaques dans le Nord-Kivu, affirmant que la situation était "maîtrisée" dans les territoires de Masisi et du Rutshuru, où de violents combats les opposaient depuis le 29 avril à des mutins.

La suspension fait notamment suite à la prise de Mushaki, une localité du Masisi proche de la ferme où disait se trouver le général Bosco Ntaganda, ex-chef d'état-major de l'ancienne rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), dont sont issus les mutins.

Le gouvernement avait accusé mercredi le général Ntaganda, recherché par la Cour pénale internationale (CPI), d'être "responsable" des combats -ce que l'officier supérieur avait nié.

Selon des mutins, le général tenterait de rejoindre le Rutshuru -frontalier du Rwanda et de l'Ouganda- où plusieurs de ses hommes, dont le colonel Makenga, qui était son adjoint dans la rébellion du CNDP, se seraient déjà repliés.

"Il y a des troupes qui ont été envoyées en renfort dans le Rutshuru depuis hier (dimanche) en attente de l'ordre de la hiérarchie pour les prochaines opérations", a déclaré à l'AFP un colonel des FARDC.

"Il y a un grand nombre de militaires à Bunagana et on peut voir des armes lourdes installées dans des collines qui surplombent Bunagana", a déclaré à l'AFP un habitant de cette localité du Rutshuru qui comme beaucoup d'autres, par sécurité, passe chaque nuit en Ouganda et ne revient qu'en journée en RDC.

Dans un communiqué samedi, le chef d'état-major des FARDC, le lieutenant général Didier Etumba Longila demandait "instamment à ceux qui s'entêtent encore" à faire comme l'ont fait, selon le texte, "nombreux parmi eux en regagnant, au plus tard dans cinq jours, les rangs de l'armée nationale".

Connu aussi sous le surnom de "Terminator", le général Ntaganda est visé depuis 2006 par un mandat d'arrêt de la CPI pour enrôlement d'enfants quand il était dans une milice au début des années 2000. Le gouvernement a toujours refusé de l'arrêter, estimant que la paix prévalait sur la justice.

Les ex-CNDP ont été intégrés dans l'armée en 2009 après un accord de paix avec Kinshasa.

AFP


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