Maroc: vibrant hommage aux victimes de l'attentat de Marrakech un an après

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Lâcher de colombes à Marrakech le 28 avril 2012, en hommage aux victimes de l'attentat un an plus tôt
Lâcher de colombes à Marrakech le 28 avril 2012, en hommage aux victimes de l'attentat un an plus tôt
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Des proches des victimes de l'attentat de Marrakech se receuillent lors d'une cérémonie d'hommage, le 28 avril 2012, à Marrakech
Des proches des victimes de l'attentat de Marrakech se receuillent lors d'une cérémonie d'hommage, le 28 avril 2012, à Marrakech
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Lâcher de 17 colombes, distribution de roses, appel à un monde de paix, message du roi Mohammed VI: un an après l'attentat terroriste dans le centre de Marrakech, hommage a été rendu aux 17 victimes marocaines et occidentales samedi sur les lieux de la tuerie.

Sous un temps froid et devant une nombreuse assistance surveillée par un important dispositif de sécurité, les familles des victimes ainsi que les autorités marocaines et françaises ont adressé des messages symboliques: "non au terrorisme, oui pour la paix, l'amitié et la fraternité".

Huit touristes français, deux Marocains, deux Canadiens, un Russe, un Néerlandais, un Portugais, un Britannique et un Suisse avaient péri dans l'explosion d'une bombe, au café Argana, sur la place Jamâa El-Fna, un haut-lieu touristique, le 28 avril 2011.

Des familles de victimes, les larmes aux yeux, avaient du mal à s'exprimer, sous le coup de l'émotion. Mais certains se disent "réconfortés" par la commémoration en présence de ministres marocains et français, d'autant que les Marocains, le roi à leur tête, ont tenu à lexprimer leur solidarité et compassion face à un acte "barbare".

Dans un message au nom du souverain, le ministre de l'Intérieur Mustapha Ramid a ainsi exprimé "la condamnation la plus vigoureuse du terrorisme ignoble (...) car il est contraire aux valeurs de tolérance prônées par l'Islam".

La cérémonie a commencé en milieu de matinée par la distribution de roses à l'assistance alors que la chanson "Imagine" de John Lennon était diffusée. Une stèle dédiée aux victimes a été inaugurée et un olivier planté en signe de paix.

Le président français Nicolas Sarkozy, par la voix du garde des Sceaux Michel Mercier, a remercié le Maroc pour son "soutien" dans ces circonstances "tragiques" et affirmé que le "peuple" français est "résolu à ne jamais céder face à l'intimidation et à la violence aveugle".

Dans le public de Marrakech, de l'autre côté d'un fort cordon, de sécurité, certains apportent leur "témoignage de sympathie et de solidarité".

Ahmed Bladir, commerçant près de la célèbre place, a imploré Dieu pour qu'il punisse les auteurs de cet attentat - le premier au Maroc depuis 2003 - qui avait porté un coup dur au tourisme national.

Pour Michel Mercier, les "familles ont fait leur deuil lors d'une cérémonie humaine". "Aujourd'hui un coeur a parlé et message d'espoir a été transmis", a-t-il dit à l'AFP alors que son homologue marocain M'Hand Laenser appelait à la "fraternité et à la paix".

Fabienne Gérard, une Française de Normandie qui a perdu sa fille Marie-Christine a remercié le roi d'avoir accordé à son autre fille Louise, 20 ans, blessée dans l'attentat, la nationalité marocaine. "Elle lui a adressé en personne une lettre en ce sens et le souverain a dit oui", a-t-elle déclaré à l'AFP.

La famille de la victime marocaine, le garçon de café Yacine Bouzidi, a appelé les autorités à aider Leila la veuve de ce dernier qui a laissé deux petites filles dont un bébé de sept mois.

"Seul un mécène marocain m'a offert une maison". "Je demande que sa majesté m'aide pour faire grandir mes enfants, dont le dernier que j'ai mis au monde après la mort de mon mari, a affirmé la jeune femme.

"Nous espérons un geste du Maroc en faveur de nos orphelins", a également souhaité Jacques Sombret dont la fille Maude est morte dans l'attentat.

Le 9 mars, le président du tribunal antiterroriste du Maroc a confirmé en appel la peine capitale contre le principal accusé, le Marocain Adil Al-Atmani, et son principal complice. La peine de mort n'est plus appliquée au Maroc depuis 1992. Quatre des sept autres accusés ont été condamnés à quatre ans de prison et les trois autre à deux ans.

AFP


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