En visite en Chine :Salva Kiir accuse le Soudan d'avoir “déclaré la guerre” au Soudan du Sud

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En visite en Chine, pays forcé à jouer les médiateurs entre Khartoum et Juba du fait de ses intérêts pétroliers dans la région, le président sud-soudanais Salva Kiir a accusé hier le Soudan d'avoir “déclaré la guerre” au Soudan du Sud.

Le président sud-soudanais Salva Kiir, le 24 avril 2012 à Pékin
Le président sud-soudanais Salva Kiir, le 24 avril 2012 à Pékin
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Le président sud-soudanais Salva Kiir s'adresse au président chinois Hu Jintao,  le 24 avril 2012 à Pékin
Le président sud-soudanais Salva Kiir s'adresse au président chinois Hu Jintao, le 24 avril 2012 à Pékin
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Salva Kiir, chef d'État du Sud-Soudan qui était reçu hier à Pékin par son homologue chinois Hu Jintao, a pris ce dernier à témoin, l'obligeant à continuer son délicat exercice d'équilibre entre les deux Soudans qui se livrent depuis quelques semaines à d'intenses combats.

Le rôle ambigu de la Chine dans la crise soudanaise

Le pouvoir chinois est contraint de calmer le jeu entre les parties en raison de ses investissements dans la région en tant que premier client de l'or noir soudanais, or noir qui est en fait l'enjeu majeur dans le conflit armé entre Khartoum et Juba.

Alors qu'ils fournissent à Pékin environ 5% de ses importations de pétrole, les deux pays sont en pleine surenchère de la violence.

Or la Chine est le principal allié du Soudan, et son premier partenaire économique, Pékin ayant aidé Khartoum à devenir un important exportateur de pétrole. Mais la Chine s'approvisionne aussi en or noir auprès du Sud.

Les Chinois ont également armé à profusion les troupes soudanaises en lutte pendant plus de 20 ans contre les rebelles du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), aujourd'hui au pouvoir à Juba.

Mais dès les accords de paix de 2005, ouvrant la voie à une possible indépendance du sud (concrétisée l'an dernier), la Chine a pris soin de s'attirer aussi les bonnes grâces des sudistes.

D'où le délicat exercice d'équilibre auquel est contraint aujourd'hui Pékin, qui a, ces derniers jours, appelé maintes fois les deux parties à “reprendre le dialogue dès que possible”.

aufait avec AFP


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