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Fonctionnaires sud-africains en grève: manifestations prévues, les syndicats se concertent

Des manifestants, le 3 septembre 2010 à Durban en Afrique du Sud.
Des manifestants, le 3 septembre 2010 à Durban en Afrique du Sud.
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Manifestation des fonctionnaires sud-africains en grève, le 2 septembre 2010 à Johannesburg
Manifestation des fonctionnaires sud-africains en grève, le 2 septembre 2010 à Johannesburg
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Des manifestations de fonctionnaires se déroulaient vendredi à Johannesburg et Pretoria, au 17e jour d'une grève du secteur public sud-africain pour des hausses de salaires, tandis que les responsables syndicaux poursuivaient des réunions internes, entamées jeudi.

Aucune réunion entre les syndicats et le gouvernement n'était prévue d'ici lundi, a indiqué un porte-parole du Congrès des syndicats sud-africains (Cosatu), la principale confédération syndicale du pays.

Les dirigeants syndicaux se concertent depuis jeudi pour tenter de trouver une position commune après la nouvelle proposition salariale du gouvernement faite en début de semaine.

La plupart des structures provinciales du Cosatu ont rejeté l'offre et se sont prononcées pour la poursuite de la grève. Toutefois, l'un des syndicats du Cosatu, celui de l'Education nationale et de la Santé, consultait toujours ses membres pour expliquer l'offre gouvernementale en détail.

"Nous sommes sur le point de rejeter aussi cette offre", a déclaré de son côté vendredi à l'AFP Chris Klopper, président de la deuxième confédération syndicale du pays, l'Independent Labour Caucus (ILC), précisant que "jusqu'ici, il semble que les réactions des membres soient plutôt négatives".

Les deux confédérations continuaient à consulter leurs branches, a-t-il ajouté. Nous devons évaluer si les fonctionnaires ont le soutien des médias et de l'opinion publique et déterminer s'ils estiment avoir quelque chose à gagner à poursuivre la grève".

"La réunion de jeudi (entre les dirigeants syndicaux, ndlr) se poursuivra cet après-midi (vendredi). Il n'y a rien de prévu avant lundi" avec le gouvernement, a indiqué à l'AFP le porte-parole du Cosatu, Patrick Craven.

Le ministre de la Fonction publique Richard Baloyi a affirmé que la marge de manoeuvre du gouvernement était nulle désormais.

"Si vous revoyez (vos propositions), c'est qu'il y a une marge de manoeuvre, mais s'il n'y a pas de marge de manoeuvre, vous ne pouvez aller plus loin", a-t-il déclaré vendredi à la radio SABC.

Le gouvernement a proposé lundi une hausse des salaires des fonctionnaires de 7,5%, contre 7% auparavant, et une allocation logement mensuelle de 800 rands au lieu de 700.

Le ministre Baloyi avait souligné dans la semaine que cette hausse envisagée représentait un coût supplémentaire de 7 milliards de rands (950 millions de dollars, 747 millions d'euros) que le gouvernement devrait emprunter.

Les grévistes réclament depuis le début du mouvement, le 18 août, 8,6% d'augmentation et une allocation mensuelle de 1.000 rands (107 euros, 137 dollars).

La grève paralyse le fonctionnement des hôpitaux et des écoles publiques. Quelque 4.000 militaires ont été envoyés en renfort dans 62 hôpitaux pour assurer des soins, la sécurité et le nettoyage.

La Chambre de commerce et d'industrie d'Afrique du Sud a dénoncé jeudi "l'impact négatif de cette vague de protestation" sur l'économie du pays. "Les bénéfices que l'Afrique du Sud a pu retirer de l'organisation de la Coupe du monde de football sont sérieusement érodés par les actions actuelles des syndicats", a affirmé la Chambre.

AFP

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