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Rapt d'Espagnols en Mauritanie
Nouakchott revoit les peines à la baisse
Alors que deux des otages sont toujours retenus, le parquet de Nouakchott est revenu mercredi sur ses réquisitions contre les auteurs présumés de l'enlèvement de trois Espagnols commandité par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Image de mars 2010 montrant les 3 Espagnols enlevés: Roque Pascual (G), Alicia Gomez (C, libérée depuis) et Albert Vilalta. /DR
Le parquet de Nouakchott est revenu mercredi sur ses réquisitions contre les auteurs présumés de l'enlèvement le 29 novembre 2009, de trois Espagnols commandité par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), dont deux restent détenus, réclamant de 5 à 20 ans de prison au lieu de la perpétuité.
Mardi, le parquet avait requis la prison à vie avec travaux forcés contre quatre des accusés de l'enlèvement, dont le Malien de 52 ans, Omar Sid'Ahmed Ould Hamma, dit “Omar le Sarhaoui”.
Une première dans l'histoire judiciaire de la Mauritanie, et selon le procureur, un retour à la raison, soulignant que “Omar le Sahraoui ne détenait plus physiquement les otages”, et que les auteurs des enlèvements étaient “des mercenaires loués par l'un des émirs d'Aqmi”, l'Algérien Mokhtar Belmokhtar alias Belawar, et qu'ils avaient “été payés pour ce service”.
Sur onze accusés originaires de Mauritanie, du Mali et d'Algérie, seuls six - qui ont plaidé non coupable -, étaient présents au procès qui s'est ouvert mardi devant la cour criminelle de Nouakchott et dont le verdict était attendu mercredi.
Début mars, la branche maghrébine d'Al-Qaïda avait libéré l'un des otages, Alicia Gamez, 39 ans, après trois mois de captivité. Mais Albert Vilalta, 35 ans, et Roque Pascual, 50 ans sont toujours séquestrés, depuis plus de sept mois, dans le nord du Mali.


