Hausse des frais de scolarité dans les établissements d'enseignement français
Les parents entendent porter la bataille auprès des politiques

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Le lycée Lyautey de Casablanca./DR
Le lycée Lyautey de Casablanca./DR
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Les parents d'élèves des établissements de l'enseignement français au Maroc ont indiqué qu'ils envisagent de mener leur bataille contre l'augmentation des frais de scolarité auprès des politiques français.

Lors d'une conférence de presse, mercredi à Rabat, l'Union des conseils de parents d'élèves (UCPE) a rejeté la dernière grille des frais scolaires, qui comprend des augmentations.

D'ores et déjà, des réunions sont prévues les mercredi 3 et 11 octobre avec la ministre française déléguée des Affaires étrangères chargée des Français à l'étranger, Hélène Conway, pour lui présenter les revendications des parents français, marocains et tiers dont les enfants sont scolarisés dans les 23 établissements de l'enseignement français au Maroc.

Des frais maquillés

Il s'agit, pour eux, d'obtenir un engagement politique sur la stabilisation des frais de scolarité et un plan d'investissement à moyen terme. En effet, rappelle le président national de l'UCPE, Abdelouahab Boukouraych, l'instauration de frais annuels d'inscription a été suspendue au prix d'une série de mouvements de protestation menés l'année dernière. Mais, ajoute-t-il, ces frais ont été maquillés et partiellement intégrés dans la nouvelle grille tarifaire.

4,6 millions

C'est en euro, le bénéfice net qu'ont dégagé en 2011 les établissements français au Maroc, selon l'UCPE qui précise que c'est bien plus que les bénéfices dégagés par les établissements similaires dans 14 autres pays cumulés.

Tout en soutenant la nécessité de mener des rénovations immobilières dans les établissements, dont certains sont centenaires, l'UCPE avance que ces investissements immobiliers coûteux sont programmés sur des périodes très courtes, ce qui conduit l'Agence de l'enseignement français à l'étranger (AEFE) -qui chapeaute 23 établissements en gestion directe comptant près de 19.000 élèves- à faire porter ce poids financier aux familles, dont certaines ont 4 ou 5 enfants scolarisés dans ces établissements.

En outre, l'UCPE soutient que l'AEFE, coupable, selon eux, d'avoir trop longtemps négligé ces édifices, dispose déjà de tous les fonds nécessaires (22 millions d'euros sur les fonds de réserve de l'agence, dont 20 millions générés par les établissements du Maroc).

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