Incidents de Larache: Le ministre de l'intérieur dément l'usage excessif de la force par les forces de l'ordre

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Le ministre de l'Intérieur, Mohand Laenser, a démenti, mardi, l'usage excessif de la force par les forces de l'ordre lors des incidents survenus, récemment, aux douars Chlihate et Shishate relevant de la ville de Larache, sur fond de contestations à caractère social.

"Il n'y avait pas eu d'usage excessif de la force, malgré les provocations des manifestants contre les forces publiques, dont 272 éléments ont été blessés (cinq grièvement)", a affirmé le ministre en réponse à une question à la Chambre des conseillers sur ces incidents.

Il a indiqué que le nombre limité des arrestations lors de ces incidents (29 personnes, dont 20 placées en détention et 9 poursuivies en état de liberté), confirme que l'intervention avait un objectif sécuritaire précis, et non pas une "sanction collective comme l'ont prétendu certaines parties".

Le ministre a rappelé que ces incidents ont eu lieu après que des manifestants, originaires des douars de "Chlihate" et "Shishate" limitrophes d'un terrain domanial, objet d'un contrat de location signé en 1998, dans la commune rurale de Zouada (province de Larache), eurent entravé les travaux d'exploitation de la société AGRO-Merouane (filiale du groupe espagnol Mundiriz), spécialisée dans la production et la commercialisation du riz.

Les manifestants ayant prétexté de l'irruption des moustiques dans les espaces rizicoles, une série de réunions entre les autorités provinciales et locales et les représentants de la société espagnole et des délégués des douars concernés, a été sanctionnée, le 31 mai 2012, par un compromis, a poursuivi M.

Laenser.

Cet accord prévoit la création d'une zone-tampon pour se prémunir contre les moustiques (150 m de large/10 km de long), et la mise en place d'un programme d'accompagnement aux coopératives qui seront créées par les habitants et d'autres activités génératrices de revenus, a-t-il relevé.

Suite à d'autres réunions avec les habitants et des responsables de l'entreprise espagnole, en présence des élus et notables des tribus voisines, les représentants des habitants concernés ont accepté ces propositions et ont convenu de reprendre l'opération du labour, à partir du 12 juin, a-t-il expliqué.

Toutefois, des habitants de douar "Chlihate" se sont violemment opposés à cette opération et ont revendiqué le droit de bénéficier, seuls, des 150 hectares devant servir de zone-tampon, a-t-il signalé.

Face à cette situation, a-t-il poursuivi, les forces de l'ordre sont intervenues pour permettre à l'entreprise d'entamer ses travaux, sur fond d'une forte opposition de la part desdits habitants qui, appuyés par des habitants d'autres douars voisins, se sont pris aux éléments de maintien de l'ordre, dont plusieurs ont été grièvement blessés.

M. Laenear a souligné que les autorités publiques ont privilégié le dialogue pour résoudre ce problème et parvenir à des solutions acceptables par toutes les parties, dans la perspective d'appliquer les termes de l'accord convenu et d'assurer la protection des personnes et des biens.

MAP


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