Discrimination à l’égard des femmes
Satisfecit du Groupe de travail des Nations Unies sur les réformes au Maroc

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La primeur du rapport final sur la visite au Maroc du Groupe de travail des Nations Unies chargé de la question de la discrimination à l’égard des femmes dans la loi et dans la pratique, est réservée au Conseil national des droits de l'Homme en juin 2012. De ce fait, les membres de cette mission n’ont présenté, lors du point de presse organisé lundi, que leurs observations et conclusions préliminaires.

Lesdits membres, cinq femmes de divers horizons fortes d’une expertise en matière d’évaluation de la promotion de l’égalité fondée sur le sexe, ont profité de leur visite dans les villes de Rabat, Casablanca, Fès et dans la province de Khemisset pour rencontrer un panel d’acteurs et d’intervenants au niveau national et local.

La présidente du Groupe, Chandrakina Kamala a souligné que la Constitution accorde la primauté aux conventions internationales dûment ratifiées par le Maroc sur le droit interne, bannit toute forme de discrimination et promeut le renforcement de l’égalité Homme-femme.

“Lors de cette mission, la délégation a pris note avec satisfaction du progrès significatif qui a été réalisé à travers l’adoption et les amendements de plusieurs législations, notamment, le code de la nationalité, le code du commerce, le code du travail et le code pénal en plus du fait que le Maroc a retiré ses réserves à la CEDEF.”

Mme Chandrakina Kamala

La création de cellules dédiées aux femmes dans le système juridique et du fonds de soutien au profit des femmes divorcées et la mise en œuvre de mesures privilégiant l’approche de la budgétisation sensible au genre dans l’ensemble de ses programmes ont aussi été mis en exergue.

Handicaps

Toutefois, il a été relevé que des dispositions discriminatoires relatives au mariage, au divorce, à la garde des enfants et à l’héritage sont maintenues dans le code de la famille. Des lois très importantes concernant la violence domestique, le droit du travail des enfants, des gens de maison et des migrants n’ont pas encore vu le jour. Dans ce contexte, les intervenantes ont regretté de ne pas avoir eu l’opportunité d’en discuter avec la ministre en charge du secteur de la femme.

“Il faut passer à l’action”

C’est l’appel lancé officiellement au gouvernement par le Groupe de travail pour  lui demander de mettre en place, dans les meilleurs délais, l’autorité pour la parité et la lutte contre toute forme de discrimination (APALD), prévu par l’article 19 de la  Constitution. Cette autorité doit constituer une priorité centrale pour l’activation du processus de réformes. La présidente a incité aussi les responsables à valoriser l’image de la femme: “Le groupe de travail encourage le gouvernement à mobiliser tous les moyens disponibles, y compris l’éducation et les médias pour combattre les stéréotypes, les clichés et la représentation négative de la femme”.

Rachid Loudghiri

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