Rapport de HRW sur les droits de l'Homme au Maroc
Des progrès insuffisants
Dernière mise à jour :
HRW dénonce les “dispositions discriminatoires” du nouveau code notamment “le droit des maris de répudier leur femme unilatéralement”./DR
L'organisation internationale de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) qualifie d'“importantes” les garanties mises en place par la nouvelle Constitution, adoptée par référendum en juillet dernier, en matière des droits de l'Homme.
Dans son rapport annuel, HRW relève que la nouvelle constitution consacre l'amazigh comme “langue officielle et interdit la torture et les traitements inhumains et dégradants, la détention arbitraire, et les disparitions forcées”.
La nouvelle Constitution “exige également que toute personne arrêtée soit informée 'immédiatement' des raisons de cette interpellation et jouisse de la présomption d'innocence et du droit à un procès équitable”, précise le document.
Encore des efforts à faire
HRW ajoute que la nouvelle constitution “garantit aux femmes l'égalité” de statut. Toutefois, l'organisation internationale relève que le nouveau code a conservé des “dispositions discriminatoires” concernant notamment “le droit des maris de répudier leur femme unilatéralement”.
“Le 8 avril, le Maroc a levé ses réserves sur les articles 9 et 16 de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, tout en maintenant d'autres réserves.”
HRW
Aussi, en se référant à une étude sur la violence faite aux femmes réalisée à l'échelle nationale par le Haut Commissariat au Plan, le rapport de HRW relève que 55% des femmes marocaines incluses dans l'enquête et âgées de 18 à 64 ans, avaient subi des violences familiales lors de l'année 2009, 15% d'entre elles ont fait état de violences physiques et 48% de violence émotionnelle.
Concernant les employées de maison, HRW a attiré l'attention sur les conditions de vie de cette catégorie, soulignant que le gouvernement marocain a adopté en octobre un projet de loi qui devrait alourdir les sanctions contre les personnes qui violent l'interdiction d'employer des enfants de moins de 15 ans et durcir les conditions d'autorisation du recrutement d'employés de maison âgés de 15 à 18 ans.


