Eneko Landaburu appelle à joindre les efforts pour lutter contre le chômage des jeunes diplômés
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M. Eneko Landaburu, ambassadeur, chef de la délégation de l'UE au Maroc, le 24 février 2011 à Casablanca. /AA
L'Ambassadeur chef de la Délégation de l'Union Européenne (UE) au Maroc, Eneko Landaburu, a appelé, lundi à Tétouan, les pays au Nord et au sud de la Méditerranée à joindre leurs efforts afin d'améliorer la compétitivité et lutter contre le chômage des jeunes diplômés.
Le diplomate européen, qui s'exprimait à l'ouverture d'un séminaire international organisé dans le cadre des activités du projet européen Tempus, a souligné l'importance de cette rencontre axée les mesures d'accompagnement des diplômés à l'insertion professionnelle.
"Nous sommes tout à fait convaincus que pour éviter le déclin qui guette le nord et le sud de la Méditerrané, il ya un impératif majeur qui est celui de joindre toutes nos forces pour améliorer la compétitivité dans un monde de plus en plus globalisé et concurrentiel ", a souligné M. Landaburu qui s'adressait aux représentants d'une trentaine d'universités maghrébines et européennes.
Selon lui, cette compétitivité ne peut s'améliorer et progresser que "si nous valorisons de façon réelle et importante nos ressources humaines" pour créer des emplois indispensables notamment pour les jeunes diplômés.
Après avoir évoqué le problème du chômage des jeunes diplômés chômeurs, le diplomate européen a souligné que la " surcharge des filières" ne permet pas d'assurer une bonne formation pour les jeunes", déplorant au passage "l'implication insuffisante" du monde de l'entreprise et du business, et la faible maitrise des langues étrangères chez les étudiants.
M.Landaburu a, par ailleurs, appelé à l'encouragement des investissements de l'UE au Maroc, soulignant qu' " il faut aller plus loin" dans le cadre du statut avancé dont jouit le Maroc avec son principal partenaire, l'UE.
Il a préconisé, à cet effet, d'accompagner le Maroc dans ses efforts visant la la réorganisation de l'économie et l'amélioration de la bonne gouvernance.
Auparavant, le secrétaire général du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdelhafid Dabbagh, a souligné la nécessité d'une approche participative avec les acteurs socio-économiques notamment du monde de l'entreprise.
Tout en rappelant que suite à la réforme de l'enseignement supérieur, plus de 60 pc des filières accréditées sont des filières professionnalisantes, l'orateur a appelé à oeuvrer ensemble pour chercher les mesures, moyens et outils les plus adaptés pour pouvoir traiter la question de l'insertion professionnelle des diplômés dans des contextes socio économiques différents mais néanmoins similaires entre les pays du pourtour méditerranéen.
Des représentants de trente universités du Maroc, de Tunisie, de France, d'Espagne, d'Italie, de Suède et de Hongrie prennent part à ce séminaire qui permettra de partager les avancées réalisées dans le domaine du suivi et de l'insertion professionnelle des diplômés dans l'espace euromaghrébin.


