Macro-tendance: le chic à l'africaine n'en finit pas de monter
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Arrivée par la petite porte, encore discrète il y a trois ans, l'ex-micro tendance est devenue macro: le chic de l'Afrique est notable chez de nombreuses marques cette saison, sauf qu'aujourd'hui les créateurs africains brillent avec des propositions de looks proposant qualité de tissus, couleurs éclatantes, motifs variés et techniques originales: l'African Touch a encore de beaux jours devant elle pour le printemps qui se profile.
Louis Vuitton propose des foulards-turbans à porter façon coiffe traditionnelle, chez Gérard Darel les jupes ont des airs de pagne et les colliers plastrons, souvenirs des Massaïs, sont encore au goût du jour. Si vous doutez encore de la pertinence d'investir dans du coton hollandais type wax pour vous en faire faire un joli top style boubou, voyez le dernier numéro de L'Officiel de la mode et de la couture de Paris, de février 2012, qui porte un regard hyper pro sur la mode made in Africa, avec aux commandes Alexandra Senes, ex-rédactrice en chef de Jalouse qui a passé une partie de son enfance à Dakar. Elle nous y présente le phénomène Smarteez de Soweto, ces nouveaux sappeurs. Plus loin, la série mode qui court sur une bonne quarantaine de pages n'est que la démonstration de l'explosion de cette tendance: de Prada en passant par Dior et jusqu'à Versace ou Burberry, toutes les grandes marques internationales ont succombé au dynamisme des couleurs et des motifs, des pliés et nouveaux porters.
Autre support de mode spécialisé, Femme Africaine (ex-New African Woman), emmené par Fériel Berraies Guigny, offre également de belles pages à admirer. Sa rédactrice vient d'achever du 12 au 16 février dernier à Ouagadougou (Burkina Faso) la United Fashion For Peace.
“A travers la mode africaine inventive et respectueuse du développement durable, l'évènement triennal se veut un hommage à l’Afrique de la création qui a du coeur. Tous les artistes de United Fashion for Peace sont des créateurs engagés, orientés vers le développement durable et l'éthique”, dit le communiqué de presse de l'évènement auquel a participé notre créatrice nationale Salima Abdelwahab. Ce fut l'occasion de découvrir des talents et de retenir de nouveaux noms comme celui de Thulare Monareng d'Afrique du Sud, directrice artistique de l'évènement et dont les créations se sont distinguées par leur originalité.
Enfin, les fashion weeks en Afrique sont légion, de Johannesbourg à Lagos en passant par Dakar, à guetter et à suivre sur le net.
Chanel Iman, coqueluche sur podium et papier glacé
Chanel Iman est un top model américain d'origine afro-asiatique que les créateurs s'arrachent depuis quelques temps. Née en 1990, elle est connue pour sa prestation sur les défilés Victoria's Secret. Elle a commancé sa carrière à 14 ans avec l'agence Ford. La jolie dit sur son site officiel qu'“être attirante n'a rien à voir avec le maquillage mais plutôt avec ce qu'on dégage de l'intérieur. Lorsque je porte des pièces sur les défilés qui ne me ressemblent pas vraiment, j'essaie d'y apporter ma touche grâce à une attitude qui vend la collection mais aussi l'image d'une femme sûre d'elle et bien dans sa peau.”



