Dernière mise à jour :
Paris Fashion Week highlights
La haute couture a la peau dure
Depuis le fiasco Lacroix, qui a été obligé de fermer sa maison de couture, on dit la haute couture moribonde mais les derniers défiés parisiens (haute couture automne-hiver 2010/11 du 5 au 8 juillet) montrent qu'une force vive anime encore cette discipline, qui fait elle-même vivre toute une industrie. Pour preuve, le retour récent sur les podiums de la marque Thierry Mugler, qui avait disparu pendant quelques années.
Quand la consommation devient un acte revendicateur
S'il est vrai qu'il n'est pas donné à tout un chacun de s'offrir des créations de haute couture (il n'y aurait à travers le monde qu'une centaine de clientes), celles qui peuvent se le permettre ont la lourde responsabilité de pérenniser des “maisons” dont dépendent une multitude d'ateliers et donc de petites mains.
De la haute à la nouvelle couture
Pour rappel, en France, la haute couture est une appellation juridiquement protégée qui répond à certains critères, notamment en termes de pièces uniques sur mesure ou du nombre d'employés.
Mais comme la frontière entre le prêt-à-porter de luxe, ou “prêt-à-couture” et la haute couture classique devient de plus en plus floue, une nouvelle notion est en train d'émerger, “la nouvelle couture”, qui est une forme d'art, et dont les pièces s'acquièrent comme des objets de collection.
Pour Julien Fournier, jeune créateur, il s'agit de proposer une vision à travers des pièces uniques, conceptuelles, expérimentales et militantes.
“Arrivé à ce niveau, on se doit d'être leader d'opinion et de faire passer des messages forts”, déclarait-il hier au micro de France 24 en marge de la présentation d'une collection très forte qui donne à réfléchir sur le corps et ses dysfonctionnements, le garçon ayant aussi fait des études de médecine.



