Donner des antibiotiques aux bébés pourrait favoriser l'obésité

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Donner des antibiotiques aux enfants âgés de moins de six mois pourrait en faire plus tard des enfants trop gros, révèle une étude publiée mardi.

"Nous pensons habituellement que l'obésité est une épidémie due en grande partie à un régime alimentaire pas sain et à un manque d'exercice, mais de plus en plus d'études suggèrent que c'est plus compliqué", souligne Leonardo Trasande, de la faculté de médecine de l'université de New York, un des co-auteurs de ces travaux.

"Les microbes présents dans nos intestins pourraient jouer un rôle important dans la manière dont nous absorbons les calories. L'exposition aux antibiotiques, surtout au plus jeune âge, pourrait tuer certaines de ces bactéries qui influent sur la façon dont nous assimilons la nourriture dans notre corps --et qui, autrement, nous permettraient de rester minces", souligne-t-il.

Les chercheurs ont étudié l'utilisation d'antibiotiques auprès de 11.532 enfants nés à Avon, au Royaume-Uni, en 1991 et 1992.

Ils ont découvert que les enfants exposés à des antibiotiques au cours des cinq premiers mois de leur vie pesaient plus pour leur taille que les autres enfants.

La différence de poids était faible entre 10 mois et 20 mois, mais elle s'accentuait ensuite et à l'âge de 3 ans et 2 mois, les enfants ayant été traités avec des antibiotiques au début de leur vie avaient 22% de chances supplémentaires d'être en surpoids.

En revanche, les bébés traités avec des antibiotiques au-delà de leur 5e mois ne présentaient pas de différence de poids notable avec les autres.

"Depuis bien longtemps déjà, les éleveurs savent que les antibiotiques sont utiles pour produire des vaches plus grosses pour les revendre", pointe Jan Blustein, elle aussi de l'université de New York.

"Même si nous devons réaliser d'autres travaux pour confirmer nos découvertes, cette étude menée avec soin suggère que les antibiotiques ont une influence sur la prise de poids chez l'être humain, et tout particulièrement chez les enfants", conclut-elle.

L'étude a été publiée dans l'International journal of obesity.

aufait/agence


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