Programme d'urgence
Mise en place d'un système d'information et d'orientation efficient
Dernière mise à jour :
Le programme d'urgence de l'éducation nationale met l'accent sur un point capital dans les défaillances du système actuel. Il s'agit, pour le Groupe l'Etudiant, du manque d'orientation des jeunes. Faute d'être peu ou mal orientés, le taux d'échec scolaire augmente et la déperdition du système de l'éducation se creuse. On note également une inadéquation entre la formation des jeunes et les besoins du marché. Il était temps d'élaborer ce projet de loi, baptisé E3P7.
Avant le lancement officiel du programme d'urgence de l'éducation nationale, la situation du système d'information et d'orientation se caractérisait par de nombreuses contraintes, tant au niveau de l'organisation que dans les ressources financières, matérielles et humaines. Très peu d'élèves bénéficiaient de conseils et d'accompagnement sur le choix de leurs études supérieures, sur leur domaine de prédilection, ou sur les besoins du marché national.
Conséquence, les experts du Groupe l'Etudiant constatent dans un rapport parvenu à aufait, la forte inadéquation entre le système éducatif et le système économique. Dans le rapport, ils expliquent que l'orientation scolaire et professionnelle ne consiste plus en la ventilation des flux d'élèves vers les filières d'enseignement. Elle ne consiste plus également en “l'appariement entre les capacités d'un individu, ses intérêts, ses motivations et les besoins de la société en se référant à des diagnostiques psychométriques”.
Les pratiques modernes de l'orientation évoluent, dans une direction éducative, vers une relation d'aide à la prise de décision par l'individu lui-même, afin qu'il aboutisse à une analyse éclairée de sa situation et qu'il appréhende mieux les problèmes liés à l'instruction, à la formation et à l'insertion professionnelle. Il s'agit, en fait, d'impliquer l'individu pour être acteur de son choix, en lui restituant l'analyse des termes de son problème afin de participer activement à la recherche des solutions.
D'où la nécessité d'offrir des services d'information et d'aide à l'orientation dans les établissements scolaires de toutes les régions pour assurer un contact direct et permanent avec les jeunes et leurs parents. Le but est de diffuser l'information et la documentation nécessaire pour aider les jeunes à prendre des décisions raisonnables durant tout le processus d'orientation.
Projet de la loi “E3P7”
La charte nationale d'éducation et de formation s'est penchée sur cette problématique d'orientation et en a sorti un projet baptisé “E3P7”. La finalité du projet est d'offrir à chaque élève les moyens de s'orienter vers une formation adaptée à son profil et offrant les meilleures perspectives en termes de débouchés sur le marché de l'emploi, en lui permettant des réorientations en cas d'échec dans une filière.
Ledit projet de loi s'est fixé comme objectif de créer un établissement public appelé l'Agence Nationale d'Information et d'Orientation. L'établissement sera chargé d'assurer la supervision, la réglementation, l'évaluation et le développement du système national d'information et d'orientation.
Il est également prévu de créer des Agences Régionales et Provinciales d'Information et d'Aide à l'Orientation. Ces structures seront chargées de l'information scolaire, universitaire et professionnelle, et de l'aide à l'orientation des jeunes dans toutes les régions et province du Royaume.
Un Portail National d'information et d'orientation est également prévu, pour permettre d'accéder virtuellement à une information fiable et actualisée.
D'autres mesures sont également en développement. Le Groupe de L'Etudiant fait part d'un renforcement des ressources humaines dédiées à l'orientation.
“Il s'agit de recruter au moins 1.000 conseillers à l'horizon 2012. Ces cadres se réuniront au sein du centre d'orientation et de planification de l'éducation.”
Rapport du Groupe l'Etudiant
Il est enfin question d'ouvrir plusieurs passerelles au niveau de l'enseignement supérieur pour garantir un meilleur taux de succès. “L'échec scolaire se verra diminué et de facto, la déperdition que connaît le système national se verra également limitée”, lit-on dans l'analyse de l'association.
45.8%
Aujourd'hui, 45.8% des élèves discutent leurs choix d'études post-baccalauréat avec leurs parents, 18% avec leurs enseignants, 19.6% avec leurs conseillers en orientation, et 4.1% avec l'administration pédagogique du lycée.



