A la Maison Blanche, Obama cède à Mick Jagger et chante le blues

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Le président des Etats-Unis Barack Obama aide B.B King à monter sur scène, le 21 février 2012 à la Maison Blanche à Washingtohn
Le président des Etats-Unis Barack Obama aide B.B King à monter sur scène, le 21 février 2012 à la Maison Blanche à Washingtohn
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Gary Clark (G), B.B. King (C), Buddy Guy (2e D) et Warrne Haynes (D), le 21 février 2012 à la Maison Blanche à Washington
Gary Clark (G), B.B. King (C), Buddy Guy (2e D) et Warrne Haynes (D), le 21 février 2012 à la Maison Blanche à Washington
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Il a fallu toute la force de persuasion de Mick Jagger pour convaincre mardi soir le président des Etats-Unis Barack Obama de reprendre le micro et chanter un standard du blues, un mois après avoir fait sensation en entonnant un tube "soul".

"Pas ce soir!", a protesté M. Obama, alors que le chanteur des Rolling Stones ainsi que les guitaristes B.B. King et Buddy Guy l'invitaient à les rejoindre sur scène pour chanter le refrain de la chanson "Sweet Home Chicago" du bluesman Robert Johnson. "Vous pouvez le faire", s'est écrié l'un des musiciens.

M. Obama a fini par céder et s'est emparé du micro qu'on lui tendait pour chanter en choeur "Come on, baby don't you want to go... Sweet home, Chicago", morceau qui célèbre son ancien fief politique de l'Illinois (nord). Il s'est toutefois gardé de monter sur scène.

Il s'agit de la deuxième incursion musicale en un mois pour M. Obama qui, le 19 janvier à New York, avait entonné le tube "soul" d'Al Green "Let's stay together" au théâtre Apollo d'Harlem où il participait à une réunion électorale en vue de la présidentielle du 6 novembre.

M. Obama avait auparavant salué mardi une "soirée extraordinaire". "Lorsqu'on est président, on ne peut pas sortir le soir pour marcher, s'éclaircir les idées, ou sauter dans une voiture. C'est frustrant. Mais il y a aussi les soirées lors desquelles B.B. King et Mick Jagger viennent chez vous!", avait-il remarqué.

Avant M. Obama, la grande vedette de la soirée avait été Jagger qui, malgré ses 68 ans, a déployé toute sa panoplie de déhanchements et de gestes saccadés pour accompagner sa voix inimitable.

Veste noire à motifs reptiliens, chemise écarlate et baskets assortis, le chanteur des Rolling Stones est entré sous les vivats, avant d'entamer un "I Can't Turn You Loose", que les spectateurs de la soirée spéciale "Red, White and Blues", en premier lieu M. Obama et son épouse Michelle, ont écouté debout en marquant le rythme.

Enchaînant par le titre "Commit a crime", accompagné à la guitare par un de ses complices du "swinging London" des années 1960, Jeff Beck, le chanteur s'est souvenu de l'époque où son groupe avait débarqué pour la première fois en 1964 dans les fameux studios Chess de Chicago.

"Nous avons rencontré tous ceux qui étaient en train d'enregistrer là-bas, et je me souviens à quel point ils ont été généreux avec nous. Ils ont dû penser que nous arrivions de Mars!", a plaisanté Mick Jagger, en évoquant notamment Willie Dixon. Il a ensuite entonné "Miss You".

Les Rolling Stones, à qui l'on doit des dizaines de standards du rock, célèbrent cette année le 50e anniversaire de leur formation.

A leurs débuts, les membres de ce groupe londonien avaient abondamment puisé dans les standards du blues américain, contribuant à la découverte de cette culture par la jeunesse blanche aux Etats-Unis à une époque où la ségrégation raciale était encore en vigueur dans les Etats du "Vieux Sud".

Allusion à cette période, M. Obama, le premier président noir des Etats-Unis, a parlé avant le concert de l'universalité de blues, qui "nous rappelle que nous avons traversé des temps plus difficiles".

"Je suis fier d'accueillir ces artistes pas seulement en tant qu'admirateur, mais aussi en tant que président, parce que leur musique nous enseigne que lorsque nous nous trouvons à la croisée des chemins, nous ne fuyons pas nos problèmes, nous leur faisons face, nous chantons à leur sujet", a-t-il ajouté.

Ce concert destiné à être diffusé à la télévision publique américaine est organisé à l'occasion du "Black History Month", le mois lors duquel les Etats-Unis se souviennent des contributions de la communauté noire à leur histoire et à leur culture.

AFP


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