Avec Michael Kiwanuka, le "son de 2012" est une folk-soul intemporelle

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Michael Kiwanuka se produit à Rennes, le 1er décembre 2011 lors des Trans Musicales
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Michael Kiwanuka se produit à Rennes, le 1er décembre 2011 lors des Trans Musicales
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Désigné "son de 2012" par la BBC, le Britannique Michael Kiwanuka, qui publie lundi son premier album, est le nouveau représentant d'une folk-soul dépouillée et intemporelle, invoquant les fantômes de Bill Withers et Terry Callier.

Le jeune homme d'origine ougandaise, à la coupe afro et au look 70s, bénéficie depuis plusieurs mois d'un très flatteur bouche-à-oreille.

Avec seulement quelques chansons en poche, il a été invité à jouer en première partie de sa compatriote Adele, reine de la nouvelle vague soul.

La BBC, qui interroge chaque année critiques et figures de l'industrie sur le nouveau talent à suivre, l'a désigné "sound of 2012" ("son de 2012").

Lors de ce sondage prestigieux, qui a déjà prédit par le passé le triomphe d'Adele et Mika, Michael Kiwanuka a coiffé sur le poteau des nouveaux venus bénéficiant pourtant d'un buzz médiatique bien plus conséquent comme le producteur dubstep Skrillex ou la rappeuse Azealia Banks.

La musique de ce garçon réservé de 24 ans est à l'opposée de ces phénomènes de mode. Apaisée et sans artifice, elle marie l'intimité de la folk à l'élégance et la chaleur de la soul.

Ses arrangements sobres et son timbre légèrement éraillé ont conduit la presse à le comparer à de grandes voix des années 60 et 70 : Bill Withers, Terry Callier, Otis Redding ou encore Van Morrison.

Pourtant, Michael Kiwanuka a découvert ses dispositions de chanteur sur le tard.

D'abord influencé par des groupes comme Nirvana ou Radiohead, il a commencé par la guitare. Il est devenu pendant quelque temps musicien de studio, puis a ambitionné d'écrire pour les autres, avant de comprendre qu'il devait se mettre à chanter pour se faire connaître dans le milieu.

Quête de soi

"Pendant longtemps, je n'avais pas suffisamment confiance en moi pour chanter. Je suis très timide et personne ne m'avait montré comment faire", confiait-il à l'AFP pour sa toute première interview française lors de son passage aux Trans Musicales de Rennes (nord-ouest) en décembre.

"J'ai appris en chantant sur les disques que j'aimais, en essayant de copier la façon dont ils chantaient, leur scansion", disait-il, citant Marvin Gaye et Otis Redding.

Pour son premier album "Home again" (Polydor/Universal), Michael Kiwanuka a fait appel au musicien anglais Paul Butler ("The Bees").

Le producteur a délicatement habillé ses compositions à la guitare sèche de touches de cordes et de cuivres en préservant le dépouillement des chansons.

Si quelques titres sont un peu fades, des chansons comme "Tell me a tale" qui s'ouvre par une irrésistible envolée de flûte, "Home Again", "I'm getting ready" ou "Worry walks beside me" sonnent comme des classiques.

Le chanteur y reprend d'ailleurs des thèmes chers à la folk et à la soul : la spiritualité, la quête de soi, l'émotion sacrée mêlée à des thèmes profanes.

"Quand j'écoute ce genre de musique, je me sens mieux et je veux que mes chansons aient le même effet en capturant une émotion, quelque chose de profond. La musique doit avoir quelque chose à dire", estime Michael Kiwanuka.

AFP


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