Les célèbres cabines téléphoniques rouges britanniques sont à vendre

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Une soixantaine d'exemplaires des fameuses cabines téléphoniques rouges, emblématiques de la Grande-Bretagne, vont être mis en vente pour la première fois depuis 25 ans par BT, l'opérateur historique de télécoms au Royaume-Uni.

Il en coûtera au moins 1.950 livres (2.390 euros) -prix de départ- pour se procurer un authentique spécimen rénové de cabine "K6" (le nom du modèle), avec sa livrée en fonte rouge, a précisé dans un communiqué l'opérateur.

"Vous pouvez désormais acheter cette icône du design du XXe siècle, connue dans le monde entier, pour orner votre maison ou votre jardin, ou l'offrir à une de vos connaissances qui a déjà tout", a souligné Katherine Ainley, responsable des cabines publiques chez BT.

BT avait déjà vendu aux enchères des milliers de "K6" au milieu des années 1980, dans le cadre d'un programme de modernisation du réseau.

Dessinées en 1936 à l'occasion du jubilé du couronnement de George V, elles font désormais partie intégrante du patrimoine britannique, au même titre que les bus rouge à impériale ou les taxis noirs.

Deux ont été installées en France en 1995 pour le 50e anniversaire du débarquement.

Conçues par l'architecte Giles Gilbert Scott qui a aussi dessiné l'ancienne usine électrique de Battersea à Londres, immortalisée par les Pink Floyd, "les cabines du Jubilé", comme on les appelle également, ont été les premières "phone boxes" standard installées dans tout le pays. Quand la fabrication a cessé en 1968, il y en avait 70.000.

Aujourd'hui, il n'en reste que 11.000 sur les 51.500 cabines encore en fonctionnement au Royaume-Uni. Avec la concurrence du portable, les appels passés depuis les "phone boxes" ont baissé de 80% ces cinq dernières années et environ 60% sont déficitaires.

Depuis 2008, BT cède les "K6" à la population locale pour juste une livre, dans le cadre de son programme "adopter une cabine" qui permet à des villages de préserver cette part "de leur histoire et de leur identité".

1.800 cabines ont déjà été "adoptées" à des fins diverses: certaines ont été transformées en épiceries, d'autre en galeries d'exposition ou en bibliothèques, quand elles n'abritent pas un défibrillateur cardiaque. Une localité y a même installé un mini-pub pour une nuit.

AFP


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