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Le Français Jo-Wilfried Tsonga, le 30 octobre 2008 au tournoi de Paris-Bercy

Le N.1 français Gilles Simon, le 30 octobre 2008 au tournoi de Paris-Bercy
Gilles Simon, battu par Andy Roddick en huitième de finale du tournoi de Paris-Bercy, est condamné à attendre les résultats de ses rivaux pour savoir s'il ira ou non au Masters, alors que Jo-Wilfried Tsonga, lui aussi candidat, reste dans l'action après sa victoire sur Novak Djokovic.
Le Manceau a remporté la "belle" contre l'adversaire de ses deux finales de l'année, la première perdue à l'Open d'Australie en janvier et la seconde remportée à Bangkok fin septembre, dans une ambiance des grands jours.
"Bercy c'est ma maison et il faut mon autorisation pour entrer. Aujourd'hui je ne voulais pas la donner", a dit Tsonga, vainqueur en trois sets 6-4, 1-6, 6-3.
Le Français a fait le spectacle, mais il a su aussi jouer tactique lorsqu'il a laissé filer le deuxième set pour reposer une cuisse endolorie par une contracture. "Je me suis dit que ça allait être compliqué, alors j'ai pensé à récupérer pour faire un gros sprint dans le troisième."
Il reste en course pour Shanghai (9-16 novembre), mais doit pour cela aller au minimum en finale, ce qui passera par une victoire sur le tombeur de Simon dès les quarts de finale.
"Contre Roddick, il va falloir que je profite des rares occasions qu'il me donnera sur son engagement. Il va falloir me comporter en patron en ne laissant pas grand chose sur mes jeux de service".
Même battu, sans discussion (6-3, 7-5), Simon garde de très bonnes chances d'aller pour la première fois de sa carrière au Masters. Le nouveau N.1 tricolore, 8e à la "Race", le classement 2008, reste en position de dernier qualifié.
Trois joueurs, outre Tsonga, peuvent le priver de cette récompense, mais ils doivent pour cela réussir à Bercy un parcours exceptionnel, et donc assez improbable. James Blake doit comme Tsonga aller en finale, David Nalbandian et Gaël Monfils doivent gagner le tournoi.
Simon pourrait même se dire que sa défaite face au grand serveur texan ne change pas fondamentalement sa situation, car il lui fallait aller en demi-finale pour être sûr d'aller en Chine quels que soient les résultats des autres.
Mais c'était bien sûr la frustration de ne plus avoir "toutes les cartes en main" qui prédominait. "Je suis toujours en bonne position, mais ça ne dépend plus seulement de moi. Ca me rend assez malheureux. C'est pour ça que j'aurais vraiment voulu gagner aujourd'hui".
Pour ne pas brûler trop d'influx nerveux en regardant ses rivaux s'expliquer, Simon va prendre quelques jours de repos après ses "deux ou trois semaines un peu folles" qui l'ont propulsé dans le Top 10 mondial.
"C'est important pour moi de couper un peu, de penser à autre chose. Si je reste encore la tête dans le tennis et que j'ai la chance d'aller à Shanghai je vais arriver un peu cramé là-bas. Les batteries ne sont pas à plat, mais elles sont entamées"
Andy Roddick a lui assuré sa place au Masters, où il rejoint Rafael Nadal, Roger Federer, Novak Djokovic, Andy Murray et Nikolay Davydenko. Juan Martin Del Potro est en excellente position pour prendre l'une des deux places restantes.

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