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Vue sur le sourt Suzanne-Lenglen et son écran géant

Vue sur le stade Roland Garros depuis le court Philippe-Chatrier
Un audit sur Roland-Garros de l'inspection générale de la ville de Paris souligne que la Fédération française de tennis (FFT) ne versait en 2006 qu'une redevance de 1,53 million d'euros pour utiliser les 8,5 hectares du stade.
Selon cet audit commandé par le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, dont le quotidien Le Figaro a révélé vendredi l'existence, la FFT devrait payer 19 millions d'euros de redevance, "soit plus de 12,6 fois son montant actuel", si la ville appliquait le taux moyen qu'elle pratique dans ses grandes concessions.
Nicolas Revel, directeur de cabinet de M. Delanoë, a confirmé à l'AFP l'existence de ce document, indiquant qu'il serait rendu public dans un rapport de l'inspection générale des services de la Ville de Paris. Selon lui, le niveau de la redevance acquittée par la FTT est "très clairement anormalement bas".
Pour les grandes concessions, la ville de Paris a retenu une redevance égale à 15% du chiffre d'affaires hors taxes. Or, souligne l'audit achevé en mai 2008, la redevance payée par la FFT pour Roland-Garros "représente seulement 1,24% du chiffre d'affaires réalisé sur le site (128,013 millions d'euros en 2006)".
"A l'évidence, l'actuelle convention d'occupation du domaine public du stade de Roland-Garros ne correspond plus aux exigences posées par le Conseil de Paris en termes de retombées financières pour la Ville", estiment les rapporteurs.
Selon eux, le projet d'extension de Roland-Garros, "avec la réalisation d'un dôme, au financement duquel la ville de Paris est invitée à participer" (à hauteur d'au moins 20 millions) "offre une opportunité réelle de redéfinir le cadre juridique et financier de la convention passée avec la FFT".
Jean-François Vilotte, directeur général de la FFT, a contesté les chiffres cités dans l'audit, estimant qu'ils ne traduisaient "pas la réalité des choses". Il faut y ajouter "la valorisation d'un équipement que la FFT a construit pour le compte de la ville de Paris", a-t-il déclaré à l'AFP, soulignant que "ces 16 dernières années, la FFT a consacré 180 millions d'euros d'investissement (au site)".
Les rapporteurs de l'audit rappellent eux que "le bénéfice cumulé de Roland-Garros pour la période 2000/2006 s'élève à plus de 318,2 millions d'euros".
Parmi leurs recommandations, figure l'ouverture de "7 courts en terre battue au public".
Il s'agit de courts situés à l'ouest du court Suzanne Lenglen, inauguré en 1994 par Christian Bîmes, président de la FFT, et Jacques Chirac, alors maire de Paris, dont la FFT reconnaît qu'ils "ne sont pas très utilisés à certains moments de l'année".
"Ces sept courts devraient, conformément aux dispositions de la convention de 1994, être mis à la disposition de la Ville de Paris", écrivent les rapporteurs.
Ils prônent un "système de location horaire, de la mi-juillet à fin novembre par exemple, pour un accès du public à ces installations", comme pour les courts contigus (en dur) du Fonds des Princes.

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