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L'Espagnol Rafael Nadal lors de sa victoire contre l'Américain Sam Querrey à Madrid vendredi 19 septembre

L'Argentin Juan Martin Del Potro, à l'issue de son match victorieux en demi-finale de Coupe Davis, face a u Russe Davydenko, le 19 septembre 2008
L'Espagne et l'Argentine qui mènent 2 à 0 face respectivement aux Etats-Unis et à la Russie en demi-finale de la Coupe Davis ne sont plus qu'à une victoire d'une qualification pour la finale.
Les Espagnols ont remporté les deux premiers simples vendredi à Madrid grâce à Rafael Nadal, vainqueur de Sam Querrey, et David Ferrer victorieux d'Andy Roddick.
L'équipe espagnole pourrait gagner cette demi-finale dès samedi en cas de victoire en double de Feliciano Lopez et Fernando Verdasco contre la paire américaine inédite Mike Bryan-Mardy Fish, Bob Bryan, le jumeau de Mike et son partenaire habituel, ayant déclaré forfait en raison d'une blessure à l'épaule gauche.
Nadal, hésitant dans le premier set perdu au jeu décisif, a dû s'employer pour battre le géant américain (1,98 m) Querrey, 39e mondial. Dans les trois manches suivantes, Nadal a repris le contrôle des opérations pour s'imposer en quatre manches 6-7 (5/7), 6-4, 6-3, 6-4, sur le court en terre battue installé dans les arènes de Las Ventas à Madrid et donner le premier point à l'Espagne.
"J'étais arrivé sans trop d'énergie après une longue saison, mais c'est très important de commencer par une victoire", a déclaré le N.1 mondial, applaudi par le Prince héritier Felipe, le footballeur Raul ou encore le basketteur Pau Gasol.
"Sam a été très bon, il a joué sans pression", a indiqué Nadal, avant d'ajouter: "L'altitude l'a aidé, son service était plus difficile à contrôler", ce qu'a confirmé Querrey, auteur de 17 aces: "Il n'y a pas de doute, l'altitude a aidé mon service."
Les joueurs espagnols avaient contesté le choix de Madrid comme lieu de la finale arguant que l'altitude de la capitale espagnole (667 m en moyenne) allait favoriser les puissants serveurs américains, mais la Fédération espagnole n'avait pas tenu compte des avis des joueurs.
Ferrer, crocodile de la terre battue et spécialiste des matches en cinq sets, a ensuite retourné une situation compromise face à Roddick, 8e mondial, pourtant peu à l'aise généralement sur terre battue, pour s'imposer au terme d'un match marathon 7-6 (5), 2-6, 1-6, 6-4, 8-6.
L'Espagnol, 5e mondial, mené deux sets à un par un Roddick surpuissant au service (23 aces contre 10 à Ferrer), a usé son adversaire au cours des deux dernières manches sous les "oles" des 22.000 spectateurs.
"Je suis déçu que nous soyons menés 2-0, mais je suis content de la manière dont mes joueurs ont joué, a commenté le capitaine américain Patrick McEnroe. Evidemment, cela va être très difficile de gagner, mais nous le savions avant de venir."
Handicapée par l'absence de Bob Bryant, le double américain aura fort à faire pour battre samedi Lopez et Verdasco, très à l'aise sur terre battue.
Dans l'autre demi-finale les Argentins David Nalbandian et Juan Martin Del Potro ont tous les deux gagné leur premier simple sans perdre un set vendredi en demi-finale de Coupe Davis contre la Russie, postant leur pays à un point de la finale, au grand bonheur des 14.000 spectateurs du Parque Roca.
Nalbandian, 7e mondial, a ouvert le bal contre Igor Andreev, 19e, en début d'après-midi sur la terre battue du Parque Roca de Buenos Aires. Après un premier set très disputé, il a pris la mesure de son adversaire 7-6 (7/5), 6-2, 6-4.
Tout a basculé dans le jeu décisif du premier set, qu'Andreev a eu une très bonne occasion de remporter. Il menait 4 à 2 lorsqu'une balle de son adversaire a frappé la bande du filet et échoué hors limite selon le premier verdict. Mais l'arbitre de chaise a invalidé ce jugement et donné le point à rejouer. Nalbandian a remporté l'échange: au lieu d'être mené 5 à 2, il est revenu à 4 à 3 et a gagné la manche.
"Ce qui s'est passé dans le tie-break a été crucial, j'ai réussi à retourner la situation. Le match a ensuite complètement changé, j'ai pris le contrôle de la partie et trouvé la clé en retour de service", a commenté Nalbandian.
Del Potro, 13e mondial, entrait donc sur le court dans une situation idéale pour son premier match de Coupe Davis. Le score de 6-1, 6-4, 6-2 en faveur de l'Argentin de 19 ans semble sans appel, mais il lui a tout de même fallu 2 h 25 min pour disposer de Davydenko, 6e à l'ATP. Démarrant en fanfare, il menait 6-1, 4-1, avant de piétiner, victime d'un accès de nerfs.
Il perdit l'avantage d'un break, manqua deux balles de set à 5-3, puis trois à 5-4. Davydenko disposa alors de deux balles pour revenir à 5-5, toutes deux sauvées par Del Potro. L'une d'elles fut écartée par l'Argentin au terme d'un échange de plus de 30 coups.
"Je ne sais pas trop ce qui m'est arrivé aujourd'hui, j'ai joué de manière incroyable. A la fin du deuxième set, j'étais un peu nerveux, mais avec ce public il est facile de jouer, même en étant nerveux", a déclaré un Del Potro visiblement ému.
"C'est un début de rêve. J'ai répondu aux attentes placées en moi", a ajouté le joueur, auteur d'une série de 23 victoire consécutives entre mi-juillet et début septembre.
Samedi, le double doit opposer Agustin Calleri/Guillermo Canas à Dmitry Tursunov/Igor Kunitsyn. Mais le capitaine argentin Alberto Mancini a laissé entendre qu'il pourrait aligner Nalbandian.
L'Argentine, battue en finale en 2006 par la Russie, n'est plus qu'à une victoire de la troisième qualification de son histoire pour la finale.

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