Envoyer Lewis Hamilton (McLaren-Mercedes), grâce à un ultime rebondissement, est devenu dimanche Champion du monde de formule 1, à l'issue du GP de Brésil (18e et dernière étape de la saison), au bout d'un final époustouflant. Hamilton a ainsi rendu la joie à toute la Grande Bretagne qui n'avait plus connu les honneurs d'un titre mondial depuis Damon Hill en 1996...
Il suffisait à Hamilton de terminer dans les cinq premiers pour être titré. Dans des circonstances incroyables, ce n'était pas de trop! Le Britannique a justement pris la 5e place, une position qu'il avait perdue à deux tours de l'arrivée, mais qu'il a finalement reprise à quelques hectomètres de la ligne.
La clé de cette fin de Championnat aura été Timo Glock (Toyota). Lors de la dernière averse, tombée à six tours de la fin, tous les leaders sont rentrés chausser des gommes intermédiaires. Tous sauf Glock. Ce dernier, en restant en piste avec ses pneus secs, avait dépassé Hamilton, reparti de son stand à la 5e place, juste devant Sebastian Vettel (Toro Rosso).
Mais dans les derniers virages, Glock ratait un freinage sur la piste humide et permettait à Hamilton de regagner sa 5e place.
“J'ai vraiment été chanceux, notamment dans ce dernier tour, mais finalement j'ai réalisé mon rêve. Je reste sans voix, je suis tellement fier (...). Cette course a été tellement difficile, la course la plus dure de ma vie !”
Lewis Hamilton
La poisse de l'année dernière conjurée
Hamilton a frôlé la catastrophe dimanche au Grand Prix du Brésil de Formule 1, mais cette année la Providence était avec lui. En effet, la poisse n'a pas frappé une deuxième fois: l'an dernier, le Britannique était déjà arrivé au Brésil en position de remporter le titre, avant de s'en voir privé par une accumulation d'erreurs. Le cauchemar a failli se répéter, mais la chance a finalement choisi son camp à l'ultime seconde d'une saison pleine d'émotions.
Le Britannique, 23 ans, devient ainsi le plus jeune Champion du monde de l'histoire. Le précédent détenteur du record était l'Espagnol Fernando Alonso (Renault), devenu champion lui aussi au Brésil en 2005 à 24 ans.
La Grande Bretagne rit, le Brésil pleure
Si toute la Grande Bretagne était en fête, tout le Brésil était en deuil. Massa, l'enfant du pays, est passé si près du rêve, ses proches y ont cru et commençaient même à fêter un titre qui s'est finalement refusé à eux. Massa sacré chez lui, devant son public, cela aurait pourtant été beau. Mais... Pourtant le pilote brésilien avait rempli sa part du travail en remportant la course, le reste n'était pas de son ressort. Le podium était rempli de tristesse pour lui et ses fans. Même le ciel semblait mécontent: l'orage a fait son apparition dès la course achevée.
Pendant ce temps, à l'autre côté du monde chez les Britanniques, c'était le beau temps.
“Je pense que l'ensemble du pays est transporté de joie grâce à son talent exceptionnel. La Grande-Bretagne est fière de Lewis Hamilton (...)”
Gordon Brown, Premier ministre anglais, cité par L'Equipe.
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