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Marco Simoncelli, vainqueur du GP du Japon 250 cc, le 28 septembre 2008 à Motegi

Marco Simoncelli fête sa victoire au GP du Japon, le 28 septembre 2008 à Motegi

Mike di Meglio durant le GP du Japon, le 28 septembre 2008 à Motegi
Après le sacre de Valentino Rossi en MotoGP dimanche dernier à Motegi au Japon, l'Italien Marco Simoncelli et le Français Mike Di Meglio pourraient obtenir leur premier titre en 250cc et en 125cc, dimanche au Grand Prix d'Australie sur le circuit de Phillip Island.
Di Meglio (20 ans), 2e au Japon où il avait décroché la première position de pointe de sa carrière, possède en effet 36 points d'avance sur son dauphin italien Simone Corsi à trois courses de la fin du Championnat. S'il s'imposait en Australie et que Corsi ne faisait pas mieux que 6e, le Toulousain serait sacré. Il ne serait que le deuxième Français titré dans la catégorie après Arnaud Vincent en 2002 et le cinquième toutes catégories confondues après Vincent, Olivier Jacque (2000), Christian Sarron (1984) et Jean-Louis Tournadre (1982), tous sacrés en quart de litre.
Cette saison, sa sixième dans la catégorie, Di Meglio dispose enfin d'une moto compétitive et les résultats n'ont pas tardé. Deuxième à Shanghai, il s'est imposé au Mans, puis à Barcelone et au Sachsenring. Il est encore monté trois fois sur la 2e marche du podium à Donnington Park, Brno et Motegi.
Le titre des 250cc pourrait également être attribué à Phillip Island, puisque l'Italien Marco Simoncelli (21 ans), vainqueur au Japon (sa 4e victoire de l'année après l'Italie, la Catalogne et l'Allemange), compte 32 points d'avance sur l'Espagnol Alvaro Bautista, sur le podium lors des sept dernières courses.
L'Italien à la tignasse bouclée (comme le Rossi du début des années 2000) sera champion s'il gagne et que dans le même temps Bautista ne fait pas mieux que 9e et que le Finlandais Mika Kallio (3e du Championnat à 40 pts) n'est pas sur le podium. Si Simoncelli termine 2e, il faudra que Bautista ne fasse pas mieux que 15e et que Kallio ne fasse pas mieux que 7e.
En MotoGP, Valentino Rossi, sacré pour la sixième fois en catégorie reine à Motegi, a toujours soif de victoires. Et Phillip Island est l'un de ses circuits préférés. Il y a terminé dix fois sur le podium en onze participations, toutes catégories confondues, son seul échec remontant à 1997 lors de sa première visite sur le circuit en 125cc! Il y gagna en 1998 et 1999 en 250cc et compte cinq victoires australiennes en catégorie reine dont deux doublés avec le titre mondial en 2001 et 2004.
"Comme chacun sait, Phillip Island est une de mes pistes préférées, peut-être est-ce la meilleure de toutes. On a une sensation incroyable en pilotant ici. J'y ai gagné si souvent dans ma carrière que de ne pas m'y être imposé ces deux dernières années m'a rendu triste, aussi n'ai-je qu'un objectif: gagner !"
Rossi veut donc poursuivre sa deuxième série gagnante de l'année en remportant sa sixième course d'affilée après Laguna Seca, Brno, Misano, Indianapolis et Motegi. Ce serait aussi sa 9e victoire de l'année, car au printemps il avait déjà remporté trois courses de suite à Shanghai, au Mans et au Mugello.
L'Australien Casey Stoner, qui avait étrenné son titre 2007 à Phillip Island en s'y imposant l'an dernier, voudra renouer avec la victoire devant son public. Vainqueur du premier Grand Prix au Qatar et auteur également d'une série de trois victoires à Donington, à Assen et au Sachsenring, Stoner est impatient. "J'ai hâte de courir à Phillip Island, pas seulement parce que c'est chez moi mais aussi parce que c'est une des meilleures pistes au monde avec beaucoup de virages rapides et des sections amusantes à piloter au guidon d'une MotoGP".
Jorge Lorenzo, l'équipier de Rossi, vainqueur sur ce circuit l'an dernier en 250cc, voudra également être sur le podium pour assurer son titre honorifique de "meilleur débutant" de l'année -il a gagné au Portugal- et tenter d'entrer dans le Top 3 final aux dépens de son compatriote Dani Pedrosa, vainqueur des courses espagnoles à Jerez et Barcelone.
L'incertitude de la météo sur ce circuit en bord de mer apporte une variable (les prévisions sont à la pluie pour les essais et au soleil pour les courses) que les pilotes devront également gérer.

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