Envoyer Ses parents ont quitté Oujda quand il avait sept mois, maintenant, à l’âge de 39 ans, il s'adonne totalement à la région. Moumen M’barki est Directeur artistique du Festival International du Raï d'Oujda. Son objectif: faire sortir sa ville et la région de l’anonymat.
“Je suis Marocain de cœur, mais régionaliste de fond”. Moumen M’barki, directeur artistique du Festival International du Raï de Oujda n’a que cette phrase pour exprimer son attachement à la capitale orientale.
“Moumen, une belle réussite... Ailleurs et maintenant, il s’investit pour sa région.” Le représentant régional pour l’oriental de la Royal Air Maroc, Mohamed Kial, ne tarit pas d'éloges.
En 2004, Moumen retourne au Maroc après 34 ans passés en France avec, dans sa poche, une grande expérience et un savoir faire dans le commerce et le domaine artistique.
“Ma ville n’est plus ce qu'elle était quand j’étais petit, c’est une ville qui bouge. Alors j’essaie de mettre à sa disposition ce que je possède comme savoir faire”, nous livre ce natif de Bnidrare, un village non loin d'Oujda.
Moumen s’est installé d’abord à Marrakech où il a acheté le Montecristo, un restaurant qui bientôt sera une chaîne. Actuellement deux autres Montecristo sont en cours de finalisation: le premier en Egypte, le second à la Marina de Saïdia.
Mais Moumen M’barki ne s’épanouit pas juste dans le milieu des affaires. Il est aussi le Directeur artistique du Festival du Raï pour la deuxième année consécutive. Les grands noms tel que Cheb Khalied, Zehwania ou Bilal sont ses amis. Il est aussi chanteur de raï depuis l’âge de 16 ans avec à son actif plusieurs albums dont le dernier date de 2000... Qu'il avait dédié à sa région.
“Quand je venais en été avec les parents, c’était des moments de charme inoubliables. Les jeux d’enfants, la chasse aux oiseaux, le mode de vie... Tout cela a imprégné mon enfance”, se souvient-t-il avant d’ajouter “cette distance avec mon village natal était bénéfique en quelque sorte dans ma vie. C’était une sorte de catalyseur qui m'a motivé pour y retourner”, explique-t-il avec enthousiasme.
Dans les rues de la ville, Moumen est un visage connu. Sourire aux lèvres, il salue les dizaines d’amis qu’ils croise. C'est en partie cet accueil emprunt de tant de chaleur qui lui permet d'affirmer avec fierté et certitude: “Oujda, moi j’y crois.”

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