Envoyer Des écologistes ont lancé une campagne internationale contre les charmeurs de serpents de la place Jemaa El-Fna, qu'ils accusent de maltraiter leurs reptiles.
Les charmeurs de serpents de la place Jammaa el Fna à Marrakech sont accusés de maltraitance vis à vis de leurs serpents, de contribuer à l'extinction de ces espèces et à appauvrir les écosystèmes marocains.
Ainsi le Groupe d'Etude et d'Observation pour la Sauvegarde des animaux sauvages et des écosystèmes, (GEOS), basé à Montpellier, invite les touristes à ignorer ou même dénoncer les spectacles incluant les animaux sur la place de Marrakech.
"Place Jemaa-El-Fna, il y a un Commissariat de Police, n'hésitez pas à aller exprimer votre indignation !"
GEOS
Cette croisade a froissé la corporation ancestrale dont les membres affirment au contraire s'occuper de leurs ophidiens "comme de leur propres enfants". L'appel au "boycottage des spectacles des serpents et autres pratiques basées sur la maltraitance animale et l'exploitation de la biodiversité au Maroc", a recueilli en quelques jours, selon son initiateur Michel Aymerich, 200 signatures de différents pays, dont celles d'une quarantaine de Marocains. "Il faut savoir explique Aymerich que les serpents sont sourds et ne réagissent qu'aux gestes. Les seuls qui se dressent face à la flûte sont les cobras, non par goût de la musique, mais parce que se sentant menacés par toute présence hostile, ils adoptent instinctivement cette spectaculaire érection toute coiffe déployée", explique-t-il à l'AFP. Selon lui, les serpents sont terriblement stressés par les manipulations et le gavage et meurent après quelques semaines alors que la durée de vie de ces reptiles et de 12 à 15 ans. Lhoussine Hajjaj, 80 ans, doyen des charmeurs de serpents de Marrakech proteste auprès de l'AFP que
"Ces gens ignorent complètement notre métier. Ces reptiles sont comme nos enfants. Nous veillons à leur éducation, leur nourriture et leur santé car ils constituent notre ressource quotidienne".
Lhoussine Hajjaj.
Ce sont les Aïssaoua, adeptes de la confrérie religieuse fondée au XVIe siècle par Sidi Mohamed Ben Aïssa, qui sont spécialisés dans la chasse de ses animaux dans la région de Guelmim, dans le sud du Maroc. "Ils les vendent aux charmeurs de serpents de Marrakech et aux marchands de souks qui proposent des animaux morts ou vifs, pour la plupart des espèces protégées" souligne Aymerich.
Ce dernier propose comme solution alternative de transformer la région de Guelmim en parc naturel et que les Aïssaoua soient formés comme guides pour montrer aux touristes cette faune sauvage.

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