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Le négociateur iranien sur le nucléaire Saïd Jalili, le 23 janvier 2008 à Bruxelles

Le diplomate en chef de l'UE Javier Solana, le 6 juin 2008 à Sukhumi, en Georgie
Le diplomate en chef de l'UE Javier Solana a bien reçu ce vendredi soir une réponse des Iraniens à l'offre de coopération qu'il leur avait faite à la mi-juin, a annoncé sa porte-parole, sans préciser le contenu de cette réponse.
L'Iran avait annoncé qu'il remettrait ce vendredi une réponse "constructive et créative" à l'offre des six grandes puissances pour sortir d'une impasse de cinq ans sur son programme nucléaire controversé.
La réponse des Iraniens est arrivée à 18H30 (16H30 GMT) sous forme d'une lettre adressée à M. Solana et aux ministres des Affaires étrangères des six pays impliqués dans les discussions sur le nucléaire iranien (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Allemagne), a indiqué la porte-parole, Cristina Gallach.
Elle n'a donné aucun détail sur son contenu, qu'on va maintenant "étudier et analyser", a-t-elle dit.
"La République islamique a préparé et présenté une réponse à la lettre des six pays avec une vue constructive et créative et en mettant l'accent sur les points communs", avait déclaré l négociateur en chef iranien sur le nucléaire Saïd Jalili, selon la télévision d'Etat.
L'agence semi-officielle iranienne Mehr a indiqué peu après que la lettre avait été transmise par l'ambassadeur d'Iran à Bruxelles, où la porte-parole de M. Solana, Cristina Gallach, a indiqué qu'il attendait "très bientôt" des "éléments plus concrets" des Iraniens sur l'offre de coopération.
M. Solana a eu vendredi une "conversation positive et constructive" avec M. Jalili, a déclaré Mme Gallach. "Ils ont discuté de la proposition" de coopération présentée le mois dernier, a-t-elle ajouté.
Le groupe 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU -Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne Russie- et l'Allemagne) ont présenté le 14 juin à l'Iran une offre renouvelée de coopération, en échange d'une suspension de son enrichissement d'uranium.
Les pays occidentaux redoutent que le programme nucléaire iranien ne cache un volet militaire, ce que Téhéran dément.
M. Jalili n'a pas donné davantage de précisions sur le contenu de la réponse et n'a pas révélé s'il s'agissait d'un simple "oui" ou "non" ou si elle contenait quelque chose de plus vague.
Il a aussi indiqué que les deux parties étaient convenues de nouveaux pourparlers d'ici la fin du mois actuel de Tir, qui selon le calendrier iranien se termine dans deux semaines, sans donner plus de précisions.
Dans leur offre, les grandes puissances "reconnaissent le droit de l'Iran à développer la recherche, la production et l'utilisation de l'énergie nucléaire à des fins pacifiques" et proposent notamment de garantir son approvisionnement en combustible nucléaire.
Mais cette offre rappelle aussi que l'Iran doit se plier aux quatre résolutions du Conseil de sécurité -dont trois assorties de sanctions- exigeant la suspension de l'enrichissement.
L'Iran a considéré jusqu'à présent la suspension de l'enrichissement d'uranium comme une "ligne rouge" qu'il ne peut franchir, alors que les grandes puissances en font la condition expresse de toute discussion sur leur offre.
Cependant, de récentes déclarations de responsables iraniens ont été récemment interprétées comme un infléchissement de la position de Téhéran sur le nucléaire.
L'Iran avait de son côté présenté à la mi-mai un ensemble de propositions pour régler les "problèmes du monde", notamment la création d'un consortium en Iran pour l'enrichissement d'uranium. Les grandes puissances ne l'ont pas commenté.
Les Etats-Unis n'excluent pas un recours à la force contre l'Iran pour résoudre le différend sur le nucléaire. Et Israël, qui selon des experts étrangers est la seule puissance nucléaire du Proche-Orient, a aussi affirmé qu'il empêcherait à n'importe quel prix l'Iran d'obtenir l'arme atomique.
Le chef des Gardiens de la révolution iraniens, le général Mohammad Ali Jafari, a averti qu'une attaque américaine ou israélienne contre l'un de ses sites nucléaires équivaudrait à une déclaration de guerre, rapporte vendredi l'agence officielle Irna.

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