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Des manisfestants brandissent le portrait du Président renversé Sidi Ould Cheikh Abdallahi le 5 octobre dernier./AFP
Les partis opposés au coup d'Etat du 6 août dernier en Mauritanie, ainsi que plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme, ont fait monter la pression lundi, en exigeant des “sanctions immédiates” à l'encontre de la junte au pouvoir. Dans le même temps, une délégation de cette dernière était attendue à Addis Abeba pour des entretiens avec des responsables de l'Union Africaine (UA), quelques heures seulement avant l'expiration lundi à minuit de l'ultimatum de l'UA en vue d'un “retour à l'ordre constitutionnel”.
“Nous réclamons l'application immédiate de sanctions contre la junte, conformément à l'ultimatum posé par l'UA car les militaires n'entendent pas quitter le pouvoir.”
Mohamed Ould Mouloud.
Pression de l'intérieur
Selon ce responsable des relations extérieures du Front National de Défense de la Démocratie (FNDD), les putschistes “se sont engagés dans l'escalade de la répression contre toute opposition politique”. Dimanche, des policiers antiémeutes ont, en effet, réprimé à Nouakchott de petites manifestations de partisans du Président renversé demandant le retour au pouvoir de Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier Chef d'Etat démocratiquement élu depuis l'indépendance du pays en 1960.
Omar Ould Yali, Président en exercice du Front, a lancé un avertissement à l'encontre des putschistes, et demandé “à tous les policiers et les militaires de ne pas accepter d'être instrumentalisés pour réprimer les manifestations”.
Et de l'extérieur
Les organisations de défense des droits de l'Homme ont de leur côté haussé le ton lundi. La Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH) et son organisation membre en Mauritanie, l'Association Mauritanienne des Droits de l'Homme (AMDH), ont appelé la junte à “libérer immédiatement et sans condition le Président élu et à rétablir le pouvoir constitutionnel”. Elles “demandent à l'Union Africaine, l'Organisation Internationale de la Francophonie(OIF), l'Union Européenne et l'Organisation des Nations Unies de prendre des sanctions ciblées à l'encontre des généraux de la junte et des individus qui les soutiennent”.
Le 22 septembre, le Conseil de Paix et de Sécurité de l'organisation continentale avait exigé le rétablissement du Président Abdallahi dans ses fonctions, le 6 octobre “au plus tard”.
- Tags:
- Nouakchott, Mauritanie, Junte militaire, Sanctions, Pression, Coup d'Etat

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