Envoyer Deux responsables de la rédaction de la chaîne de télévision libanaise Al-Moustaqbal (pro-gouvernementale), qui a cessé d'émettre après avoir été bombardée lors des combats inter-libanais, se sont déclarés pessimistes quant aux chances d'un règlement de la crise libanaise dans le contexte actuel, marqué par l'insécurité et la prolifération des armes dans les rues de Beyrouth.
Dans un entretien diffusé lundi par Médi1-sat, qui émet à partir de Tanger, Wajed Ramadan et Roland Barbar ont souligné qu'il est difficile de parvenir à une solution politique dans une situation sécuritaire instable, qui a pour conséquence que le citoyen libanais vit désormais dans un climat de terreur permanente.
“Les dépassements commis par l'opposition, à sa tête le Hezbollah, ont fait de Beyrouth une ville occupée et sinistrée”, où l'armée procède à de timides opérations de contrôle, ont-ils dit.
Le sentiment de frustration et d'injustice que les Libanais ressentent face au discours de la menace armée demeurera une réalité quel que soit l'avenir politique du Liban, ont fait remarquer les deux journalistes.
Le Liban aborde aujourd'hui un “grave tournant historique”, estiment-ils, s'interrogeant sur le cap que va emprunter un pays qui a pris les allures d'un théâtre de combat ouvert en dépit des tentatives de lui faire éviter l'éclatement d'une guerre civile.
Par ailleurs, les deux journalistes ont rappelé les harcèlements et les agressions qui ont visé leur établissement, et les pressions que les miliciens exercent sur les médias au Liban.

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