Envoyer On devra encore patienter pour connaître les résultats de l’enquête de la commission parlementaire sur les incidents de Sidi Ifni. La commission a reporté à une date ultérieure l'audition de plusieurs responsables. “Pour parachever ses travaux dans un climat empreint de considération mutuelle et de sérieux”, lit-on dans un communiqué de la commission.
La commission parlementaire d'enquête avait procédé, vendredi soir, à l'audition du Président du conseil provincial de Tiznit, avant de se rendre, samedi matin, sur les lieux des incidents. Elle a également entamé l'audition de certains habitants se considérant comme victimes de ces incidents.
Deux jours avant, la commission avait écouté le témoignage du Ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa.
Le Président de la commission parlementaire d'enquête sur les incidents de Sidi Ifni, Noureddine Moudian a affirmé que la commission est ouverte à toutes les personnes et catégories pouvant l'éclairer dans la recherche de la vérité sur les incidents, leurs causes et conséquences.
Pas de cas de viol, selon le FIDH
Sur un autre registre, la Présidente de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH), Souhayr Belhassan, avait affirmé qu'“aucun cas de mort ni de viol n'a été enregistré” lors des incidents survenus à Sidi Ifni.
Mme Belhassan s'exprimait lors d'une conférence de presse tenue pour la présentation des résultats de sa visite au Maroc et du rapport de la FIDH pour l'année 2007.
Mme Belhassan a cependant indiqué que l'enquête menée à Sidi Ifni a révélé des “cas de torture”, une pratique qui, selon la Présidente de l'Organisation Marocaine des Droits de l'Homme, Mme Amina Bouayach, “n'était pas systématique”. “Aucun cas de disparition n'a été, d'autre part, enregistré au cours de ces événements”, a ajouté Mme Bouayach.

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