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Des victimes de l'incendie évacuées par les pompiers. /AFP

Les familles des victimes pleurent leurs proches devant l'usine ravagée. /AFP

Il a fallu trois heures pour maîtriser l'incendie. /AFP
55 morts et 17 blessés: tel est le bilan provisoire du tragique incendie qui a éclaté samedi matin dans les locaux de “Rosamor ameublements”, une usine de fabrication de matelas située dans la zone industrielle Lisasfa, à Casablanca.
Ce lourd bilan s’explique par le grand nombre d’employés présents sur les lieux au moment de l’incendie; ils seraient près d’une centaine, selon un communiqué de la Wilaya du Grand Casablanca. Les victimes ont péri asphyxiées ou calcinées.
Des tests ADN devront être réalisés sur les nombreux corps carbonisés afin de les identifier. Il était cependant évident qu’il y avait beaucoup de femmes parmi les victimes; 35, selon un officier de la police scientifique cité par une agence de presse.
Piégés au milieu des flammes
Elles n’ont pas osé se jeter dans le vide, comme l’ont fait les rescapés. En effet, la seule porte de salut pour les survivants était la fenêtre. C’est ainsi que les ouvriers blessés ont réussi à quitter le bâtiment de quatre étages, dévoré par les flammes. Dimanche, les recherches se poursuivaient.
A priori, l'incendie aurait été déclenché par un court-circuit au rez-de-chaussée. Le feu s’est propagé très rapidement à cause des matières utilisées dans la fabrication des matelas, très inflammables. Les sapeurs pompiers ont mis plus de trois heures à maîtriser l’incendie. La sécurité semblait plus importer pour les matelas que pour les travailleurs, d’après les miraculés et leurs familles.
Selon une source de la Protection Civile, le nombre de victimes serait dû au verrouillage total du bâtiment et à l'absence d'issues de secours.
“Les portes étaient verrouillées, les fenêtres grillagées; on se croirait dans la prison d'Oukacha! On n'a pu pénétrer dans le bâtiment qu'en démolissant une partie du mur.”
Source de la Protection Civile
Déterminer les responsabilités
Les patrons de "Rosamor ameublements" ont été placés en garde à vue hier.
L'usine employait près de 150 personnes sans pour autant respecter les dispositions légales exigées pour ce type d'industrie. Selon des officiers de la Protection Civile, les employés étaient tout simplement enfermés dans le bâtiment, sous prétexte d'éviter le détournement des matières premières.
Il faudra cependant attendre les résultats de l’enquête qui a été ouverte. Il s’agira de connaître les causes exactes de l’incendie et de faire la lumière sur les conditions de travail des ouvriers et le respect des mesures de sécurité.
Une commission ministérielle a été spécialement créée pour suivre cette affaire. Elle est constituée des ministres de l’Intérieur, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, de l’Industrie et du Commerce, et enfin de la Santé.
A quelques jours du 1er mai, il a fallu encore une fois qu'un drame survienne pour se poser des questions sur les conditions de travail difficiles dans lesquelles évoluent des milliers de Marocains... Une tragédie qui prouve, malheureusement, aussi le bien fondé de la mise en place de la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail célébrée aujourd'hui.

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J'éspére que mon message servira à lancer un débat sur les conditions de réalisation de ces batîments recevant du public et la garantie de leur sécurité au maximum par l'application des régles de sécurité de préservation des vies humaines, et la vérification sur place par une équipe de la protection civile du dispositif de sécurité et de protection civile pour l'évacuation des gens avant l'utilisation du batîment proprement dit.
Aussi de vérifier tous les équipements industriels éxistants actuellement au Maroc, s'ils respectent les règles d'évacuation de secours, d'urbanisme, et de protection civile, afin d'éviter à l'avenir de tels drames.
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