Envoyer Ce mois de mai 2008 sera marqué par une série de grèves. Et pour cause, le dialogue initié par le gouvernement d'Abbas El Fassi a échoué.
La Confédération Démocratique du Travail (CDT) annonce ainsi une grève générale le 21 mai prochain. L’Union Marocaine du Travail (UMT), l’Organisation Démocratique du Travail (ODT) et la Fédération Démocratique du Travail, quant à elles, ont décidé d’observer une grève de 24 heures, le 13 mai dans les secteurs administratifs, les établissements publics et les personnels des collectivités locales. Dans le secteur de l’enseignement, les membres du Syndicat national de l’enseignement supérieur entament une grève aujourd’hui jusqu’au 8 mai.
Dans un communiqué, la FDT affirme avoir décidé sa grève “en protestation contre l'attitude du gouvernement qui a ignoré les propositions des syndicats et annoncé de manière unilatérale des mesures ne répondant pas aux ambitions des travailleurs”.
Le gouvernement appliquera son projet
Le gouvernement marocain a décidé d'appliquer son offre consistant à consacrer 16 milliards de dirhams à l'augmentation des salaires, sans obtenir l'accord des syndicats, a-t-on appris de source officielle à Rabat.
Après quatre séries de négociations avec le Premier ministre Abbas El Fassi, les principales centrales syndicales ont rejeté l'offre du gouvernement, estimant qu'elle était en deçà du niveau escompté pour affronter l'effondrement du pouvoir d'achat.
Les salaires seront augmentés de 10% en deux temps, aussi bien dans la fonction publique que dans le secteur privé. A titre d'exemple, le SMIG, salaire minimum garanti, qui est actuellement de 1.800 Dh, sera augmenté de 5% en juillet 2008, puis d'un autre 5% en juillet 2009, selon l'engagement du gouvernement.
D'autres mesures ont accompagné les augmentations, comme la réduction de l'Impôt Général sur le Revenu (IGR) et une augmentation des allocations familiales.

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