Envoyer Des militaires membres de la Mission de l'ONU au Sahara (Minurso) sont responsables d'avoir recouvert de graffitis les murs d'un site préhistorique où se trouvent des représentations vieilles de près de 6 000 ans, selon le quotidien britannique The Times, qui cite une étude menée par deux universitaires. Beaucoup des auteurs, censés surveiller le cessez-le-feu en vigueur entre le Maroc et le Front polisario, n'ont pas hésité à signer et dater leurs tags, note le quotidien.
Le site vandalisé, connu sous le nom de "Montagne du diable", est considéré comme sacré par les Sahraouis.
L'information a été confirmée par l'Organisation des nations-unies (ONU). Dans un communiqué, la Minurso déclare "reconnaître que les éléments d'information disponibles en provenance de certains sites suggèrent que certains des graffitis présents sont l'oeuvre du personnel militaire de la Minurso".
"D'autres graffitis, sur un nombre total assez important, ont à l'évidence été apposés par d'autres personnes, au fil des années", ajoute le communiqué. Les auteurs de l'étude qui a mis au jour l'étendue du vandalisme imputé aux forces onusiennes soulignent que ce genre de comportement est désormais commun au sein de la Minurso, en dépit de la législation en la matière, particulièrement la Convention pour la protection de la propriété culturelle en cas de conflit armé, signée en 1954.
"J'étais consterné. On aurait pu penser que certains d'entre eux auraient été mieux éduqués. Ce sont des officiers, pas des secondes classe"
Julian Harston, représentant spécial de l'ONU au Sahara occidental.
L'ONU s'excuse auprès du... Polisario
L'ONU a indiqué jeudi avoir présenté ses excuses au Front Polisario, le mouvement indépendantiste du Sahara pour ces actes de vandalisme. Le chef de la Minurso et représentant spécial de l'ONU au Sahara, le Britannique Julian Harston, a présenté des ‘'excuses officielles'' au mouvement séparatiste.
L'Association le Sahara marocain a dénoncé avec force ces excuses présentées au Polisario par le responsable onusien les qualifiant de ‘'prise de position flagrante injustifiée'' qu'il a qualifié de "grave erreur diplomatique".
L'ASM a demandé à Julian Harston de présenter d'urgence "des excuses officielles au Maroc et au peuple marocain vu que ces regrettables actes ont été commis sur le territoire marocain".
L'Association, présidée par Reda Touajni et qui compte organiser une marche pacifique vers Tifariti (zone démilitarisé au Sahara) en mars prochain, a demandé "aux responsables marocains d'entreprendre les démarches officielles avec l'ONU et de faire preuve de fermeté pour clarifier cette fâcheuse affaire et exiger des excuses officielles".

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