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De part l'éparpillement de la population et l'isolement de certains villages, il est difficile de réaliser une couverture sanitaire globale dans la région d'Al Hoceima. /DR
C’est l’enclavement de certaines localités rurales et l’éparpillement des habitants qui serait à l’origine des problèmes relatifs à la couverture sanitaire de la région d’Al Hoceima.
A en croire le Délégué régional de la santé, Mohamed Karkouri, la région est dotée d’un centre de santé pour 7.000 habitants, alors que la moyenne nationale est de un pour 12.000.
La province dispose ainsi d’un hôpital d’une capacité de 300 lits, de 55 centres de santé et de 544 personnes travaillant dans le secteur, entre médecins, infirmiers, aides-soignants...
“Même si la province est dotée d'infrastructures sanitaires et de centres de santé en milieux rural et urbain, le ministère de la Santé est obligé de recourir périodiquement aux unités médicales mobiles pour accéder à certaines zones.”
Mohamed Karkouri, Délégué régional de la santé
Le responsable sanitaire a annoncé le prochain renforcement de la structure sanitaire de la province. En effet, l’hôpital de Targuist, en cours de construction, devrait bientôt être opérationnel. D’une capacité de 45 lits, il abritera de nouvelles spécialités médicales en chirurgie, maternité et pédiatrie.
L’hôpital provincial Mohammed V sera, quant à lui, doté de quatre salles d’opération supplémentaires, ce qui en portera le nombre à sept à total. Enfin, un centre régional d’oncologie ouvrira ses portes à Al Hoceima en été.
Ces démarches constituent certainement un grand pas pour la couverture sanitaire de la région, mais encore faudrait-il que tous les habitants puissent y avoir accès.

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