Envoyer La semaine dernière se sont déroulées les deuxièmes assises organisées par la Fédération des 28 Chambres Marocaines de Commerce, d’Industrie et de Services (FCMCIS). Ces institutions publiques jouissant d'une autonomie financière regroupent aujourd’hui quelque 868 élus et 950 permanents sur tout le territoire, leurs recettes avoisinaient les 120 millions de Dh en 2006.
Aujourd’hui, la Fédération constate que les CCIS “ne se sont pas adaptées de manière effective aux changements qu’ont connus les économies nationale et mondiale. Et qu’elles n’ont pas davantage proposé de nouveaux services à valeur ajoutée à destination des entreprises, et de l’économie locale et nationale.” Ce constat transparaît dans le questionnement identitaire actuel sur le rôle que les CCIS peuvent jouer à l’avenir et à partir de quelle position dans la société.
La régionalisation comme objectif
Aussi, des pistes ont été avancées comme prioritaires: unifier la vision des CCIS et capitaliser les expertises entre elles, accroître l’offre de formation professionnelle pour les entreprises (notamment dans le domaines des nouvelles technologies), offrir une couverture sociale et médicale aux membres, participer à la création de centres de médiation et de tribunaux commerciaux, donner de l’importance aux PME, et développer la coopérations avec les communes.
Hassan Abouyoub, Ambassadeur itinérant du Maroc et ancien Ministre du Commerce, de l’Investissement et du Tourisme, réagit au rapport portant sur le rôle futur des CCIS: “Vous développez les mêmes analyses que lors des premières assises, alors que le rôle de l’Etat, comme le contexte international ont changé depuis. Mais, en fait, que veulent vraiment les membres des Chambres de Commerce, d’Industrie et de Services ? On parle encore de l’Etat, poursuit-il, comme s’il détenait une baguette magique, et puis nous restons en plein dans la pensée administrative française. Il faut tout mettre à plat, repartir de zéro en tenant compte de la mondialisation, des avancées technologiques, des changements de la société marocaine. Sans parler de la représentation des CCIS au niveau politique où des commerçants côtoient des entreprises.”
“Si les CCIS ne montent pas dans le train de la régionalisation, cela aura été leur dernière chance de réviser leur vision.”
Hassan Abouyoub.

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