Envoyer Le cours du pétrole a dépassé vendredi dernier, pour la première fois, le seuil des 126 dollars à New York, quelques heures après avoir franchi celui de 125 dollars, poursuivant une course folle, nourrie par les craintes sur l'offre, la robustesse de la demande et la spéculation.
Spectaculaire sur un an, la hausse des prix s'est encore accélérée au premier trimestre cette année: 100 dollars le 2 janvier, 105 dollars le 6 mars, 110 dollars le 13 mars.
Et depuis lundi dernier, l'emballement est vertigineux et les records quotidiens.
En effet, la barre des 123 dollars est atteinte mercredi, puis 124 dollars jeudi, et, enfin, 125 et 126 dollars d'un coup vendredi.
Le baril de “Light sweet crude” pour livraison en juin a terminé la séance du New York Mercantile Exchange (Nymex) sur un record de clôture à 125,96 dollars (+2,27 dollars), tout comme le baril de Brent de la Mer du Nord, qui a terminé pour la première fois à 125,40 dollars (+2,56 dollars) à Londres.
Des sabotages sur les installations nigérianes du groupe pétrolier Shell et un regain de tensions géopolitiques entre l'Occident et l'Iran, quatrième producteur mondial de brut, ont servi d'amorce vendredi dernier à cette dernière flambée.
Mais ces craintes n'étaient que les derniers ingrédients de la recette explosive qui a fait doubler en un an les prix du pétrole... Le principal, présent dès 2002, est l'inquiétude suscitée par la croissance de la demande pétrolière dans les pays émergents, notamment en Chine, sachant que l'offre, elle, augmente moins vite: année après année, l'équilibre entre offre et demande se brise.

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