Envoyer Que ce soit pour l'entreprise ou pour le consommateur, le piratage des logiciels informatiques est préjudiciable pour tout le monde.Khalid Sebti, Directeur commercial PME-PMI chez Microsoft Maroc, nous en dit un peu plus.
Qui est le grand perdant lors d'un acte de piratage?
Aujourd’hui tout le monde est perdant à cause du piratage, notamment le consommateur et les entreprises. D’après une autre étude menée l’année dernière en Europe, les entreprises qui posent un acte de piratage sont plus exposées à des pertes de données par rapport à celles qui ne le font pas (3 fois plus). Aussi, sur une longue échelle, le gouvernement marocain est perdant. Les entreprises qui piratent des logiciels sont perdantes en matière de création d’emplois et de dynamisme dans le secteur informatique. Ce qui cause alors des pertes au niveau national, et des effets sur l'accroissement du PIB (Produit Intérieur Brut). Enfin, une des plus grosse perte s’enregistre au niveau des entités commerciales ou non commerciales qui ont pour but de générer de la propriété intellectuelle. Comme vous le savez une entité qui crée un logiciel ou produit un film dans un contexte marqué par le piratage n’est pas vouée au succès à long terme. Nous observons que, quotidiennement au Maroc, des entreprises n’arrivent pas à se pérenniser sur le marché à cause du piratage.
L’entreprise marocaine est-elle consciente des risques liés au piratage de
logiciels informatiques ?
Bien évidemment il existe des entreprises marocaines qui luttent contre le piratage et donnent l’exemple. Elles nous appellent pour s’assurer qu’elles ont toutes les licences nécessaires à nos produits. Il y a d’autres entreprises qui n’adhérent pas à cela à cause de problèmes financiers et qui ne considèrent pas l’informatique comme un levier de développement surtout chez les PME-PMI ( petites et moyennes). Notre travail consiste, dès lors, a les sensibiliser à l’utilisation de logiciels piratés.
Que reprochez-vous au cadre juridique en vigueur contre le piratage ?
Au niveau juridique et législatif, le Maroc à fait des progrès en matière de protection intellectuelle à travers la loi 34-05 dont les objectifs sont, entre autres, accentuer la rigueur au niveau des amendes pour les entités qui ne respectent pas la propriété intellectuelle. Et cela porte ses fruits, puisque les tribunaux de commerce au Maroc, infligent des amendes à ceux qui ne respectent pas, par exemple, la propriété intellectuelle de Microsoft. Cependant, ces sanctions ne sont pas aussi dissuasives qu’on le souhaiterait, et il y a des discussions pour que cette loi soit renforcée davantage.
Quel conseil donneriez-vous à un utilisateur de logiciels piratés ?
Le conseil que je donnerais aux consommateurs, c’est de savoir que l’utilisation de logiciels non authentiques cause des virus et des corruptions de fichiers. Il doit être conscient que le piratage nuit à l’économie marocaine.

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