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La plate-forme, la première qui a été jusque-là réalisée au Maroc sur le site de Jorf Lasfar, pèse 4.000 tonnes. / Photo DLM
Après un demi-siècle de présence dans la construction métallique, la chaudronnerie et la tuyauterie -dont il est le leader dans le secteur au Maroc - , Delattre Levivier Maroc (DLM) entend désormais s'attaquer à d'autres défis, notamment la construction d'équipements pour le pétrole offshore, ou encore la construction d'unités de production de l'énergie éolienne. Déjà, un grand pas a été franchi avec la construction d'une première plate-forme pétrolière jamais réalisée au Maroc, et qui a été présentée mardi aux médias.
Mardi 11 novembre dernier, sur le site de Jorf Lasfar, le Directeur Général de Delattre Levivier Maroc (DLM), Eric Cecconenello et ses collaborateurs ont présenté à la presse la plate-forme de forage offshore “made in Morocco”.
L'événement est symbolique à plus d'un titre, puisque c'est la première fois qu'un tel ouvrage est réalisé sur le sol marocain.
Baptisée “Emeraude Pilote Vapeur”, cette plate-forme, un ouvrage titanesque de 4.000 tonnes qui a nécessité plus de 260.000 heures de travail, 200 personnes comprenant des ingénieurs, techniciens et ouvriers, est destinée à la société congolaise “Congorep”.
Fabriquée en sous-ensemble dans les ateliers DLM à Aïn Sebâa et assemblée au Yard sur le Port de Jorf Lasfar, elle sera tractée sur barge semi-submersible jusqu'au lieu d'installation au Congo où elle sera raccordée au champ pétrolier “Emeraude”, situé sur la côte Atlantique de la République du Congo (Brazzaville).
203 millions DH
Le montant du contrat de construction et d'assemblage se chiffre à 23 millions de dollars US, soit environ 203 millions de dirhams.
“Emeraude est la résultante d'un contrat remporté devant des concurrents français, Singapouriens et Hollandais. Grâce à la réussite de ce projet, nous pouvons prétendre disposer d'une référence excellente en matière d'offshore pétrolier. Ce qui nous met en position favorable pour décrocher d'autres projets analogues dans l'avenir (DLM a décroché un autre contrat en Angola, ndlr)”.
Eric Cecconenello.
Mais au-delà du symbole que représente la première réalisation de cet ouvrage au Maroc, c'est aussi la preuve que les entreprises africaines sont aujourd'hui compétitives, a ajouté M. Cecconenello.
C'est également la preuve que DLM est fin prêt pour se lancer dans la construction d'équipements pour le pétrole offshore.
DLM et le défi du pétrole offshore
Après un statut bétonné dans la métallique, la chaudronnerie et la tuyauterie, DLM s'est trouvé un nouveau défi, celui du pétrole offshore, et ce, dans sa volonté de contribuer au développement du tissu industriel et technologique marocain.
L'intervention de DLM dans ce nouveau créneau s'explique, selon la société, par le fait que les bassins sédimentaires et les gisements n'ont pas encore dit leur dernier mot quant aux volumes réels de leurs réserves, et que, vu la conjoncture actuelle marquée par le renchérissement du prix du brut sur le marché, il devient intéressant d'aller sonder de plus en plus loin des côtes, dans des eaux de 500 à 1.500 mètres.
Il faut noter aussi qu'en plus du pétrole offshore, DLM s'investit aussi, désormais, dans le secteur de la construction d'unités de production d'énergie éolienne, pour, explique-t-elle, aider le Maroc dans sa volonté de réduire sa dépendance énergétique. Car, selon la société, malgré l'important potentiel éolien de notre pays estimé à 6.000 MW, le Maroc importe près de 90% de l'énergie dont il a besoin, soit 15% des importations nationales.
Pour rappel, DLM, qui possède trois sites de production (Ain Sebâa, Tit Mellil et Jorf Lasfar) et qui assure 1.000 emplois directs, a réalisé en 2007 un chiffre d'affaires de 460 millions DH.
- Tags:
- équipements, construction, pétrole offshore, DLM, jorf lasfar

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Ce MAROC lamentable , je me suis mariée avec un MAROCAIN, à qui je ne cesse de lui reprocher les défauts de son pays. Car je suis devenue presque marocaine.
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